Faut-il suivre une prépa au concours de l’ENM ?

Salut à tous/toutes !

Alors que les facultés de droit et leurs Instituts d’études judiciaires (IEJ) régnaient sans partage sur la préparation au concours de l’ENM depuis des décennies – que dis-je, des millénaires -, des trublions sont venus chambouler cet état de fait et tenter d’obtenir une part du gâteau. Leurs noms ? ISP, L’autre prépa, CFJ, les prépas de Sciences Po et des IEP (notamment Aix-en-Provence), pour ne citer que les principales.

En un peu plus de cinq ans d’existence, elles ont tout simplement révolutionné la manière de préparer le concours de l’ENM, si bien que 91 % des admis au 1er concours de ma promotion en avaient suivi une. On en pense ce que l’on veut, mais vous l’aurez compris, intégrer l’ENM sans suivre de prépa – au moins pour les oraux – relève du défi à côté duquel Koh-Lanta passe pour une semaine en thalassothérapie aux Baléares.

Pourquoi en est-on arrivé là ? Tout simplement parce que les IEJ ne sont plus – à supposer qu’ils l’aient un jour été – à la hauteur de ce concours. Je ne veux pas paraître bêtement « anti-IEJ », mais si j’ai des mots assez durs à leur encontre, c’est parce que les candidat(e)s placent énormément d’espoirs en eux, qu’ils s’investissent pleinement dans leur préparation, et que ce qu’on leur propose en retour n’est absolument pas digne de ce qu’ils sont légitimement en droit d’attendre.

Cours de qualité (très) variable, et en tout cas beaucoup trop théoriques ; parfois hors programme (sûretés, baux et libéralités) ; mélangés avec des candidat(e)s au CRFPA ou autres professions juridiques ; donnés par des chargés de TD ou des maîtres de conf’ valeureux, mais qui ne se leurrent guère sur les chances de réussite de leurs ouailles (et le leur font souvent savoir…). Et cela, même dans les grands IEJ parisiens auréolés du prestige du temps, qui fournissaient historiquement à eux seuls les deux tiers des promotions de l’ENM. Pour couronner le tout, leurs statistiques de réussite au concours sont très souvent trompeuses, car les étudiants d’IEJ qui le réussissent ont quasiment toujours suivi une prépa en parallèle.

Le problème est désormais bien connu. L’ENM elle-même a réagi en créant des classes préparatoires intégrées (CPI) dans plusieurs lieux de France. Un master 2 a été créé par les trois universités bretonnes (Nantes, Rennes et UBO) pour préparer spécifiquement au concours, sous forme de « semi-prépa ». Certains IEJ n’hésitent même pas à adopter le nom de « prépas judiciaires » pour tenter de se camoufler un peu. Qu’on me comprenne bien, je ne dis pas que les IEJ ne servent à rien et qu’il est impossible d’intégrer l’ENM à partir de la seule faculté de droit. Ce n’est pas non plus une attaque en règle contre les équipes enseignantes des IEJ, qui bien souvent font leur maximum mais doivent affronter une direction qui n’alloue pas les moyens nécessaires et veille plutôt à l’insertion des diplômés dans les cabinets d’affaires locaux…

Face à cette situation accablante, d’anciens profs de la Faculté de droit se sont tout simplement dit : « Tiens, et si on essayait de préparer vraiment les gens au concours de l’ENM ? ». Oui, c’est désormais devenu un business, et le secteur privé est malheureusement venu s’immiscer là où la formation publique a échoué. Mais l’hégémonie qu’elles ont conquise en cinq ans à peine doit nous interroger : si elles se sont imposées si rapidement, au point d’avoir accompagné la quasi-totalité des auditeurs des promotions récentes, c’est qu’elles proposent quand même un service plus qu’intéressant. Avec leurs méthodes « clés-en-main », leurs supports de travail de qualité, des exercices blancs nombreux et surtout des équipes enseignantes dédiées spécifiquement à la préparation du concours, elles répondent aux besoins de nombreux/ses candidat(e)s de bénéficier, enfin, d’une préparation à la hauteur.

Quitte à passer pour un(e) VRP payé par l’IAPENM (International Association of Prépas for the ENM), vous aurez sans doute deviné la réponse que je compte apporter à la question-titre. Je vais néanmoins développer un peu le fond de ma pensée en vous indiquant les avantages et les inconvénients, à mon humble avis, de suivre une classe préparation au concours de l’ENM !

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Les avantages d’une classe préparatoire

1 – Une motivation de fer

Je place volontairement la question de la motivation en premier car elle est primordiale : dans un concours aussi long que celui de l’ENM, où les raisons de baisser les bras peuvent être nombreuses, entretenir sa motivation est absolument capital. Certain(e)s parviennent à travailler en ermite, sans voir personne, et conserver la flamme comme Super Mario lorsqu’il avale une petite étoile. D’autres, dont je fais partie, auraient sans doute fini par décrocher sans le soutien quotidien des camarades et des profs de prépa.

Si vous avez comme moi une forte tendance à la flemme – ou parfois au découragement -, la prépa est faite pour vous. Elle vous met en relation avec d’autres forçat(e)s, qui ont aussi envie de se dépasser pour atteindre leur objectif. On partage méthodes de travail, manuels, anecdotes de palais de justice, réflexions sur l’évolution de la législation, dans une atmosphère de saine émulation. Un petit coup de mou ou la déception d’une tôle en droit public est bien vite effacé par une bonne rigolade à la pizzeria du coin. Et quoi de plus motivant que de se dire que la moitié de l’amphi sera admissible, et que le tiers verra son postérieur siéger fièrement sur les bancs de l’école bordelaise…

2 – Une méthode en béton armé

Je l’ai très souvent répété sur mon blog, à longueur d’articles : les concours de la fonction publique, c’est 20 % de connaissances, et 80 % de méthode. L’ENM ne déroge pas à la règle, à plus forte raison que vous disposez de vos codes le jour des épreuves. Et c’est exactement ce qui a permis aux prépas de s’imposer si rapidement dans la préparation aux concours juridiques face aux IEJ.

Là où les IEJ, bien souvent, proposent aux candidats des cours de droit « traditionnels » où un professeur aborde différentes notions un peu comme à la fac, les prépas ont compris qu’il y avait tout intérêt à faire ingurgiter en même temps la méthode de la dissertation juridique. Les corrections des devoirs et les oraux blancs proposés se focalisent généralement sur l’assimilation de cette méthode du concours, qui seule va permettre d’obtenir les bonnes notes tant espérées.

3 – Du matos de révisions fourni sur un plateau d’argent

Là encore, les prépas ont pris une (bonne) longueur d’avance. Leur principal atout est de fournir aux élèves-clients des supports de révisions pour leur éviter d’avoir à effectuer tout un travail de fichage, de lecture dans le détail, de farfouinage dans des manuels juridiques de 900 pages. Dans un vocabulaire clair et avec une présentation synthétique, tout le programme du concours est balayé : il n’y a plus qu’à s’asseoir devant son bureau, attraper ses surligneurs, faire couler un petit espresso, le boire (ça aide), ouvrir la première page, et commencer à avaler page après page.

Leur qualité est variable selon la matière et selon la prépa, notamment pour les oraux. Les meilleurs doivent vous permettre – c’est même l’objectif – de ne jamais avoir à mettre le nez dans un manuel et de les apprendre tout crus, quasiment par cœur. Régulièrement actualisés, ils comportent de nombreux éléments de problématisation qui feront malheur dans vos copies. Sans s’interdire de compléter les révisions avec d’autres supports, les polycopiés et les devoirs corrigés constituent le socle de travail de tout(e) forçat(e) qui se respecte !

4 – Une grande adaptabilité

Il serait injuste de dire que les IEJ n’ont pas tenté de se mettre à la page, en élargissant eux aussi leur gamme de « formules » de préparation au concours. Mais les prépas ont été les premières – dans un but mercantile, certes – à tendre la main à quiconque souhaite préparer le concours de l’ENM. Cela peut paraître osé de dire cela, au regard du coût de certaines prépas, mais je me lance : les prépas ont démocratisé le concours de l’ENM en l’ouvrant aux gens exclus des IEJ par leur formation antérieure, et au-delà, à toute personne se sentant l’envie et les capacités de devenir magistrat(e).

Prépa en « présentiel », « semi-présentiel », avec des sessions de révisions intensives, cours du soir et du week-end, entièrement à distance, avec cours retransmis par vidéo et corrections par la poste… Ces différentes formules permettent de s’adapter aux contraintes de chaque candidat(e), et notamment à ceux qui mènent déjà une vie professionnelle et/ou familiale (reconversions professionnelles en vue des 2e ou 3e concours, ou du concours complémentaire). L’accès à des plate-formes de cours, avec des conférences filmées, est révolutionnaire pour des personnes qui habitent hors des grandes villes et ne peuvent pas s’y déplacer (on pense notamment à l’outre-mer, injustement oublié).

C’est sûr, rien ne vaudra jamais une prépa en « présentiel » pour maximiser ses chances d’intégrer l’ENM, mais une prépa à distance peut se révéler une bonne solution si on dispose d’une grande motivation et de capacités de travail régulier et solide.

5 – Une excellente compréhension des enjeux du concours

Les IEJ ambitionnent de vous rendre meilleur(e) juriste que vous n’êtes, dans le prolongement des enseignements en licence et master. Les prépas, quant à elle, ont un objectif différent : vous faire intégrer l’école dont vous préparez le concours d’entrée. Point barre. Vous avez un objectif et vous êtes prêts à tout donner pour l’atteindre ? Elles ont disséqué le programme et les attendus du correcteurs et du jury, année après année, et élaboré les moyens les plus efficaces de briller lors des épreuves.

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Les inconvénients d’une classe préparatoire

1 – Leur coût

J’anticipe ce que beaucoup de lecteurs/trices doivent se dire dans un coin de leur tête en achevant la première partie de mon article : « T’es bien gentil(le), From ENM with love, mais une prépa, ça coûte cher ». Ce n’est pas faux – c’est même vrai. Les principales prépas proposent leurs services, pour une formule annuelle en « présentiel », autour de 3000 euros. Certaines vous font une remise si vous revenez – malheureusement – une année de plus.

A l’évidence, par rapport à une préparation publique ou a fortiori une préparation en solitaire, s’offrir les enseignements d’une prépa suppose de mettre la main à la poche, et nombreux/ses sont ceux pour qui cela est difficile voire impossible. Sans bien sûr inciter quiconque à vendre un de ses reins, je note que les IEJ ont eux aussi augmenté leurs tarifs, si bien que la différence avec une prépa privée s’est parfois fortement amoindrie. Les plus abordables tournent autour de 500-600 euros (parfois sans les frais d’inscription à la fac), alors que c’était quasi-gratuit il y a quelques années. On monte jusqu’à 963 euros à Paris-V-Descartes, et même 1500 euros à l’IEJ Lyon 3. Je vous laisse imaginer ce que je pense du rapport qualité-prix !

2 – La localisation

Effectuer une prépa en « présentiel », on ne va pas se mentir, c’est quand même beaucoup mieux, notamment pour toutes les raisons évoquées en première partie. Mais ces prépas se trouvent dans de grandes villes, et notamment à Paris, où il peut être compliqué de venir s’installer le temps d’une année, qui plus est si on est chargé(e) de famille. Le prix des loyers et le coût de la vie s’ajoute en plus à celui de la prépa. Des sessions intensives sont parfois organisées ailleurs en France, mais force est de constater qu’il est compliqué de se préparer convenablement avec une prépa sans être « mobile » ou résider dans une grande ville. Là encore, l’outre-mer est malheureusement laissé sur le carreau.

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La première prépa ENM en milieu rural. Au programme : traite des chèvres, aiguisage des scies à bois et procédure civile.

3 – Le formatage (?)

Cet aspect de l’enseignement des prépas est fréquemment dénoncé, mais je trouve qu’il est à relativiser fortement. Oui, les prépas invitent à ingurgiter sans la mâcher une méthode-type, avec ses plans, ses mécaniques, ses ressorts propres. Oui, les derniers jurys ne sont pas fans des prépas, estimant qu’elles conduisent à une uniformisation des copies – à la baisse, toujours selon le jury dans son rapport 2016. On sent une peur chronique du sciencepiste pipoteur, renard des concours, qui vient chourer en douce les places des honnêtes juristes de la faculté.

Cependant, ce que je constate, c’est tout d’abord que malgré le mal que l’on en dit, ces prépas affichent chacune des taux de réussite insolents. S’ils semblent parfois un peu trafiqués (double-comptes, anciens élèves, etc.), il n’empêche qu’ils attestent du fait que la méthode des prépas a fait ses preuves. Du formatage ? Peut-être un peu, si toute une promotion de 200 élèves réutilise le même exemple de culture gé à la ligne près. Mais en maîtrisant la méthode, tout en lui insufflant une touche d’originalité, on parvient à se détacher de la masse tout en « restant dans les clous ».

Quant à savoir si elles engendrent une baisse du niveau global… je pense exactement le contraire. La prépa comporte une phase évidente de bachotage peu épanouissante, certes, mais l’exercice de la dissertation juridique amène à penser les matières en profondeur, à consolider des fondamentaux qui vous suivront toute votre vie de juriste. En somme, la prépa donne des clés de compréhension du droit, qui vous permettront d’aller explorer par la suite les domaines qui vous intéressent. Et j’entends régulièrement durant mon stage juridictionnel des magistrats nous assurer que nous sommes mieux préparés qu’eux ne l’étaient à l’exercice de nos fonctions. L’ENM est une formation de haut niveau qui s’est beaucoup améliorée avec le temps et fait aujourd’hui figure de modèle, mais l’apprentissage en prépa a également joué un rôle majeur dans la qualité des promotions sorties récemment de l’école.

4 – Le caractère « non-démocratique »

Enfin, en raison de leur coût financier et de leur concentration dans les grandes villes, les prépas sont parfois qualifiées d’ « anti-démocratiques », par opposition à des IEJ qui seraient en revanche le parangon de la formation publique égalitaire. Déjà, il existe quelques prépas promouvant l’égalité des chances, gérées par l’ENM dans trois villes de France (Paris, Douai et Bordeaux). La formation y est gratuite, et mieux : les étudiant(e)s bénéficient d’une petite bourse d’études pour préparer le concours dans les meilleures conditions.

Pour financer leur prépa, notamment en cas de redoublement, certain(e)s exercent les fonctions d’assistant(e) de justice en parallèle, ou travaillent l’été pour accumuler de quoi s’offrir les précieux polycopiés. J’ai souvent lu sur des forums des discours du genre : « Merci Papa et Maman », comme si les prépas étaient remplies de Charles-Henri et de Marie-Domitille qui reviennent de leur cours de polo. On peut toujours en trouver deux ou trois, c’est sûr, mais on peut aussi aller dans certains IEJ (Assas ou Lyon 3, au hasard) pour s’apercevoir que sociologiquement, c’est pas non plus les favelas de Rio…

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« Allez France-Victoire, desselle Petit Tambour et Myrtille Sauvage, on file à nos polycopiés ! »


Ce n’est plus un mystère, à la question-titre, ma réponse est un franc « Oui ». Si elle est indispensable aux personnes non-juristes, je la recommande fortement à tout(e) candidat(e) désirant maximiser ses chances de succès – sauf bien sûr si cela ne vous convient pas pour des raisons financières et/ou personnelles. Si vous êtes chargé(e) de famille, si vous préparez le 2e ou 3e concours en plus de votre boulot : une prépa à distance fera parfaitement l’affaire. Mais si vous le pouvez, ne passez pas à côté car vous mettrez toutes les chances de votre côté.

Quant à déterminer s’il est utile de suivre en même temps un IEJ et une prépa, ma réponse est cette fois un franc « Non » : concentrez-vous sur votre prépa. Le mieux est l’ennemi du bien, et vous perdrez plus de temps qu’autre chose en cumulant les deux. J’espère ne pas avoir été mal compris(e) : je n’ai rien contre les IEJ en soi, et je ne vante pas les mérites des prépas par principe ou idéologie. Je compte simplement vous dire honnêtement et humblement quel me semble être le meilleur moyen d’intégrer l’ENM.

D’ailleurs, l’arrivée des prépas a permis de pousser les IEJ à se réformer et à améliorer leur préparation : tout le monde y gagne, en fin de compte. C’est pour cela que je trouve relativement injustes certaines critiques faites aux prépas dans les rapports du jury ; mais je ne doute pas qu’elles seront bientôt « entrées dans les mœurs ».

J’achève cet article bien touffu par une ultime tentative de vous convaincre de sauter sur votre ordinateur pour remplir un dossier d’inscription. La meilleure raison de suivre une prépa, c’est avant tout de faire de belles rencontres, tant parmi les élèves (que l’on retrouvera à Bordeaux) que parmi les professeurs, souvent dévoués corps et âme à leur auditoire. Parvenu(e) au mois de février, quasiment au bout du roulax, je me suis rendu(e) compte que même si je ne réussissais pas le concours, j’avais tellement progressé en si peu de temps que l’expérience en valait la peine, quoiqu’il advienne.

Dans un article suivant, je lèverai l’un des mystères les mieux gardés de la Ve République : quelle est la meilleure prépa pour le concours de l’ENM ?

From ENM, with love


49 réflexions sur “Faut-il suivre une prépa au concours de l’ENM ?

  1. Salut,

    Tout d’abord, sachez que j’ai beaucoup de plaisir à vous lire. Vous parvenez, avec vos mots, à désamorcer un stress qui sait être envahissant.

    Ma question : Ultramarin (Martinique) et inconditionnel de l’ermitage, j’ai choisi la préparation de l’IEJ d’Assas à distance (1560 eur), bon compromis entre mes nature, insularité et éloignement géographique. Si elle s’accompagne d’inconvénients (l’absence de polycopiés notamment), j’ai eu le sentiment d’une offre à la carte (proximité du corps enseignant, réseau de préparationnaires, une vingtaine d’entraînement, un accompagnement aux épreuves orales…). Que pensez-vous de cette préparation? Disposeriez-vous d’une proposition aternative de préparation à distance à me soumettre ? (Je suis à quelques jours de l’émission du virement de 1560 euro ^^. Ce serait génial que vous me répondiez avant que je sois forclos pour les autres préparations ou que je verrouille mon inscription -vous n’êtes pas censés qu’il existe des possibilités de remboursement après le commencement de ma préparation ^^- )

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    1. Bonjour Axel!

      Je te réponds avec une rapidité qui me surprend moi-même! Malheureusement, je ne vais pas pouvoir te donner de réponse précise pour deux raisons. Tout d’abord, je ne sais pas ce que valent dans le détail chaque prépa et chaque IEJ : mon article avait pour seul but d’inciter les candidat(e)s à opter pour une formule de préparation de qualité, quelle qu’elle soit. Surtout, je ne voudrais pas être accusé(e) de rouler pour l’une ou pour l’autre, ou d’agir à des fins publicitaires. C’est pour cela que je me suis toujours refusé(e) à dire laquelle j’avais suivi, et à émettre des avis sur l’une ou l’autre! Tout ce que je peux te dire, c’est que pour moi l’intérêt d’une prépa réside notamment dans les polycopiés, et que là il n’y en a pas. Pour le reste, si cela semble correspondre à tes besoins et à ta situation, tu peux te lancer! Au-delà de la prépa choisie, l’essentiel sera la qualité et la quantité du travail que tu fourniras. Et en bon ermite, tu as l’air d’être bien parti! Bon courage à toi Axel!

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      1. 😨 je ne découvre votre réponse à mon commentaire que maintenant. Je vous en remercie tardivement.
        Ps : je débute ma préparation ce 1er février pour un passage en juin prochain (ce qui prête à rire à gorgé deployée). Auriez-vous quelques conseils à me soumettre? 😂

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      2. Bonjour Axel!

        Qui sait, avec de l’investissement et un soin particulier porté à l’acquisition de la méthodologie, une belle surprise est toujours possible! Pour quatre mois de préparation express, bien que je ne connaisse pas précisément tes points faibles et tes points forts, je te conseillerais de t’enfiler le manuel Voirin & Goubeaux pour le civil, et son homologue en pénal toujours chez LGDJ ; d’essayer de mettre la main sur des copies ou des annales ; de dévorer le Coniez et le lire jusqu’à s’en imprégner ; et enfin rédiger des devoirs, ou des bouts de devoirs si tu prépares seul. Bon courage à toi!

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      3. Je te remercie. Je te tiens au jus. Je suis au stade de la préparation de ma soutenance de thèse (autant dire que les révisions sont au point mort ^^). Dans le doute, tu nous as fait un topo sur les admissions par voie latérale? (dans mon cas ce serait doctorat + Master 2 différent du M2 ayant permis l’accès au doctorat).

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    2. Bonjour Axel,
      je me permets de participer à la réponse car j’ai suivi la prépa d’Assas cette année. Personnellement j’apprends mieux en prenant des notes qu’en lisant un poly donc là dessus je diffère un peu de notre chère autrice/magistrate. je pense que c’est personnel et chacun se connait!
      De ce point de vue j’ai trouvé la prépa d’Assas plutôt bien pour la prépa aux écrits, n’étant pas juriste le panel plutôt complet des cours et la reprise des bases c’est bien. Il y a également 5 ou 6 devoirs corrigés de chaque type et des échanges en « visioconférences » avec le correcteur et ça c’est bien aussi. Mais tout de même deux inconvénients à connaitre!
      Dans certaines matières les cours fournis ne couvrent pas tout le programme (c’est particulièrement le cas du droit public mais aussi une partie du droit pénal) et bien sûr la qualité des orateurs pour les cours en vidéo sont variables (mais honnêtement j’ai plutôt été agréablement surprise sur ce point).
      Deuxième inconvénient majeur à mon avis, la préparation à l’oral est insuffisante et trop tardive! Bien sûr si tu passes le 1er concours, ça peut (peut être) passer mais dans mon cas (3ème concours) c’est la débandade car les oraux d’entrainements sont début septembre c’est à dire au moment de nos épreuves. De plus, pour l’instant à part en droit européen plus deux fascicules de jurisprudences en droit social et commercial, peu de cours sont fournis pour les matières d’oral. Nous sommes censés avoir aussi un accompagnement à la fameuse fiche de parcours du grand oral en aout mais pour l’instant pas d’infos sur la façon dont cela va se passer. Il y aussi quelques vidéos de simulations de grand oral en ligne sur la partie culture g qui concerne les 1er concours, et donc pas moi tu l’auras compris (au passage, les cours de culture g pour l’écrit sont très bons). Je ne suis pas sure que ça t’aide beaucoup mais il faut donc peser le pour et le contre en fonction de ton profil…
      Pour ma part j’ai choisi de compléter par une prépa privée à l’admission (comprendre remplacer par…) mais évidemment c’est un budget!
      Bon courage

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  2. Comment expliquez-vous la réussite de ceux n’ayant pas suivi de prépa privée? En avez-vous croisé à l’école?

    L’idée que j’ai des prépas privées, c’est qu’elles apportent beaucoup la méthode et l’état-de-l’art des débats doctrinaux. Or la méthode peut être comprise par certains candidats selon nos différents parcours antérieurs. De plus, comme vous le dites dans un autre article, en prenant le Droit civil de LGDJ par exemple (2 tomes), il couvre le programme du concours (je suis en train d’apprendre avec et je le trouve très bien so far).

    Avec toutes les meilleures copies de l’ENM, les corrections en ligne de l’ISP et un choix judicieux de manuels couvrant le programme, j’ai le sentiment qu’une prépa privée pourra véritablement offrir ses galops d’essai. Mais n’est-ce pas également le cas des IEJ?

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    1. Bonjour Anne!

      La réussite de candidat(e)s n’ayant pas suivi de prépa s’explique tout simplement par leur niveau excellent et leurs qualités rédactionnelles et de méthode. Il n’est bien sûr pas impossible d’intégrer en ne suivant pas de prépa, c’est juste qu’en suivre une est un moyen de mettre toutes les chances de son côté. Et à l’école, je ne connais personne autour de moi qui n’a intégré qu’avec un IEJ, mais en même temps on ne parle pas de notre parcours universitaire toute la journée!

      Quant aux prépas, justement, à la différence des IEJ, elles ont compris que les débats doctrinaux n’ont aucune espèce d’intérêt en vue du concours de l’ENM, et se focalisent sur l’acquisition de la méthode de la dissertation juridique. Même avec un parcours antérieur « compatible » avec cet exercice, c’est quelque chose de particulier qu’il est difficile d’élaborer tout(e) seul(e) dans son coin. D’où l’intérêt de faire l’objet de corrections et de multiples entrainements.

      Enfin, une prépa, à mon sens, plus que des seuls galops d’essai, offre un suivi solide et une motivation constante, et surtout des polycopiés de qualité. Bosser sur des manuels est une solution valable, bien sûr, mais les polycopiés et surtout les devoirs corrigés font gagner énormément de temps. La quasi-totalité des IEj, déjà, propose beaucoup moins de galops d’essai, et ne fournit que peu voire pas de matériel de révisions, laissant les candidat(e)s bien souvent « livrés à eux-mêmes ». Une fois de plus, si le/la candidat(e) sait s’organiser et garde la motivation tout au long du concours, pas de souci! Mais je ne vois pas comment on peut acquérir la méthode de la dissertation sans suivre des cours et en s’entraînant régulièrement. Bref, je me suis un peu éparpillé(e), mais il y a bien une véritable plus-value à suivre une prépa!

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  3. Bonjour fromenmwithlove,

    Pour information, mais peut-être le savez-vous déjà, le site de l’ENM renvoie, entre autre, sur le site de l’IEJ Paris 1 pour la préparation à distance.
    C’est tout de même étonnant, au vue des rapports « à charge » des jurys que vous soulignez dans votre article.

    Cordialement,

    Jérôme

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    1. Bonjour Jérôme!

      En effet, le site de l’ENM renvoie vers le site de l’IEJ Paris I, mais c’est justement ce que je disais dans l’article : l’ENM s’est plutôt positionnée en défaveur des prépas et a même soutenu une nouvelle sorte d’IEJ en Bretagne pour préparer au concours. Les rapports du jury ne sont pas du tout à charge contre les IEJ, bien au contraire! Et j’ajoute que le jury d’admissibilité et d’admission est indépendant de l’ENM : nommé par décret, il n’est pas une émanation de l’école et n’est par conséquent absolument pas lié par sa communication. Cordialement,

      FEWL

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  4. Bonjour FEWL,
    Juste une remarque : vous partez du constat que 91% des admis de votre promotion sont passés par une prépa. Le chiffre est impressionnant, mais il ne dit rien à lui seul. Pour l’interpréter, il faudrait connaître aussi le pourcentage de CANDIDATS étant passés par une prépa. Plus ce pourcentage sera important, plus il faudra relativiser la portée de celui que vous donnez. Et inversement, bien sûr.
    Merci pour votre blog, plein d’humour et de finesse : s’il n’y avait pas le concours à préparer, je passerais mes journées à vous lire !
    David

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    1. Bonjour David et merci à toi!

      Tu as raison, connaître le pourcentage de candidats inscrits et/ou présents aux épreuves permettrait une mise en perspective du chiffre de 91%, et montrerait plus précisément l’influence de la prépa sur la réussite. Cela donne toutefois une indication intéressante sur la généralisation des préparations privées! Bon courage pour la suite de ta préparation!

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  5. Bonjour et merci de ce blog que je regarde presque tous les jours pour me motiver !

    Ayant fait une prépa cette année mais essuyé un échec, je me demande si il est judicieux de recommencer ? J’ai assez travaillé pour me la re-payer (serveur à mes heures perdues) mais j’hésite à re-débourser 3000 euros (j’étais à l’autre prépa). J’ai compris la méthode et j’ai les polycopiés de cette année mais personne ne pourra me dire ce qui ne va pas dans mes copies et je serais surtout bien esseulé !

    Qu’en pensez-vous ? Connaissez-vous des auditeurs/auditrices qui ont refait la prépa avec succès ?

    Merci pour vos conseils

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    1. Bonjour Etienne et merci à toi, je suis ravi(e) de savoir que mon blog joue son rôle de carburant pour les Ferrari de la prépa que vous êtes!

      Sur ce point, je risque de te fournir comme bien souvent une réponse de Normand(e), mais je vais quand même essayer de peser le pour et le contre. Tu as bien compris les avantages et les inconvénients de refaire une prépa, à commencer par le coût. Tu disposes déjà du matos de révision (le plus précieux) et tu n’auras plus à t’entraîner cette année et perfectionner la méthode. Mais la grosse valeur ajoutée est en effet les corrections de copies et le soutien moral apporté par le fait de côtoyer d’autres galériens. Pour couper la poire en deux, tu pourrais envisager de t’inscrire dans un IEJ en sélectionnant (fortement) les cours, comme ça tu auras des DS corrigés et une (semi) ambiance de prépa à moindre prix. Tu peux également réfléchir à suivre une autre prépa (excellent jeu de mots) que l’AP, pour comparer les manières de faire, mais ce sera plus cher évidemment.

      Dans tous les cas, la grande majorité des admis(es) ont souvent suivi une prépa deux années de suite, et dans ma prépa, les redoublants étaient nombreux. Je pense que refaire la même prépa a une véritable valeur ajoutée, car on peut zapper les cours déjà suivis l’an passé, et se perfectionner encore sans remettre tous les acquis méthodologiques en cause. Bref, une belle réponse de Normand : soit un IEJ en continuant bien sûr à taffer avec le matériel de l’AP, ou une nouvelle année. Bon courage à toi, repose-toi bien durant cet été et reviens en octobre déterminé à tout casser!

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  6. Bonjour,
    Je me lance dans la grande aventure qu’est la préparation de l’ENM, je vais faire la prépa de sciences po paris. Est ce que quelqu’un en a des échos?
    je sais que ma question est très bête mais, je ne vais connaitre personne en arrivant dans cette prépa, est ce qu’il est possible de s’y faire des amis etc? ou est ce que le format immense des amphis fait qu’il est impossible d’apprendre à se connaitre? je redoute un peu la solitude dans la préparation de la prépa car même si je suis parfaitement consciente que ce n’est pas une année de fête, je ne suis pas une grande solitaire dans l’âme et je n’ai pas envie de travailler toute seule tous les jours de l’année.
    merci beaucoup, en tout cas, j’adore ton blog !!!

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    1. Bonjour Lucie, et désolé(e) de répondre à ton sympathique message avec un tel retard!

      Tu as dû commencer la prépa de Sciences Po Paris et je ne peux que t’en féliciter, c’est une excellente prépa où tu te feras sans doute beaucoup d’amis, que l’aventure se termine par l’intégration de l’ENM ou non. Certains en prépa préfèrent travailler seul(e)s et s’isolent volontairement, mais si tu recherches des camarades de bibliothèque ou de pause pour échanger sur tout et n’importe quoi, tu es tombée au bon endroit. C’est d’ailleurs pour moi le principal intérêt de la prépa : avoir des cours et des polys, certes, mais aussi une structure et une ambiance de travail autour de soi qui permettra de ne rien lâcher tout au long de l’année. Bref, tous les feux sont au vert : « y a plus qu’à tartiner », comme on dit!

      Bonne préparation à toi, et merci de suivre mon modeste blog malgré les avalanches de DS qui vont bientôt te tomber dessus!

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  7. En premier lieu, merci beaucoup pour ton blog, cher.e magistrat.e, qui m’aide à structurer un peu mon approche du concours, et à dédramatiser certains aspects, je ris beaucoup en le lisant !

    En revanche, je dois avouer que cet article vient de complètement me démoraliser… Je suis actuellement à l’IEJ de Paris II et j’ai soudainement l’impression de n’avoir aucune chance face à tous ces élèves en prépa à qui l’on fournit des polycopiés en béton, alors que j’ai passé l’été (et continuerais durant l’année) à actualiser mes cours de licence/master seule, sans être sûre de taper au bon endroit… J’ai toujours eu de bonnes notes en droit et je n’ai absolument pas les moyens de me payer une prépa privée, donc passer par l’IEJ s’imposait, je croyais que ce serait pertinent, mais en lisant tes mots et surtout en voyant ce pourcentage de 91%, comment dire… Je doute fortement. Surtout que je me mettais en confiance avec le rapport du jury mettant en avant le nombre d’admis issus de cet IEJ, mais s’ils font tous une prépa en parallèle, ça ne veut plus rien dire. Je n’ai pas l’intention de baisser les bras mais ça fait quand même peur de se sentir désavantager comme ça.

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    1. Bonjour A!

      Ton commentaire m’amène à une remise en question, car le but n’était absolument pas de démoraliser les candidat(e)s qui préparent le concours depuis un IEJ. Mon blog essaie d’ailleurs de donner les clés de la réussite à toute personne qui souhaite passer le concours, qu’elle soit en prépa, à l’IEJ ou même qu’elle prépare seule. Le fond de mon message dans cet article, c’était d’indiquer que c’est la méthode qui détermine la réussite à 80%, et que malheureusement les prépas privées font la différence sur ce point avec les IEJ.

      Le pourcentage de 91%, c’est une chose, mais il ne faut pas s’arrêter à cela et ta confiance ne doit pas en être érodée. L’important est d’avoir conscience de l’importance de la méthode, et de ne pas faire qu’accumuler les connaissances sans se poser sans question la question des attendus du concours. Même dans un IEJ (accessoirement le meilleur de France), c’est ta motivation, ton investissement et ton travail qui te mèneront vers la réussite, et toutes les prépas privées du monde ne t’en empêcheront pas! Par ailleurs, pour te rassurer, la tendance est à la chasse aux plans tout faits lors de la correction des écrits, ce qui devrait jouer fortement en ta faveur. J’ajoute enfin qu’au moment des oraux, les cartes sont rebattues car les préparations proposées sont très souvent… lacunaires (euphémisme).

      Bref, pas de découragement : tu as la volonté et – surtout – tu as pris conscience de l’importance de la méthode, donc rien ne pourra se mettre en travers de ton chemin. Bonne continuation à toi!

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  8. Bonjour à toutes et à tous,

    Je compte, l’année prochaine, m’inscrire dans un IEJ afin de préparer le deuxième concours d’accès à l’ENM.
    Il m’est très difficile de faire un choix entre l’IEJ de Paris 1 et l’IEJ de Paris 2.
    Est-ce que l’un(e) d’entre vous aurait un retour à me faire sur chacun de ces IEJ ?
    Sinon, quelle préparation privée jouit d’une bonne réputation quant à la préparation dudit concours ?
    Je vous en remercie par avance.
    Bien à vous,

    Benjamin.

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    1. Bonjour Benjamin!

      Sur ce point, je t’avoue que je ne peux te renseigner utilement sur la différence entre les deux IEJ, mais j’imagine qu’un(e) lecteur/trice passant par là saura le faire mieux que moi! Quant aux préparations privées, je vais les citer les principales, mais je me refuse à en recommander une plus qu’une autre : il y a celle de Sciences Po, de l’IEP d’Aix-en-Provence, l’ISP, le CFJ et l’Autre prépa. Elles ont toutes leurs forces et leurs faiblesses, mais tu ne feras pas un mauvais choix en t’engageant avec l’une d’entre elles! Bonne préparation à toi!

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      1. Merci de ta réponse, Fromenmwithlove.
        Si je peux me permettre, quelle préparation privée as-tu fait ?
        Était-ce en présentiel ou en distanciel ?
        Puisque, tout comme toi, je ne suis pas juriste de formation.
        Tes conseils me sont donc très précieux puisque tu as réussi le concours d’accès à l’ENM.
        Merci par avance.

        Benjamin.

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      2. Re-bonjour Benjamin! Je me suis toujours refusé(e) à dire quelle prépa j’avais suivie, même si en lisant entre les lignes je pense qu’on peut le deviner : je ne voudrais pas être accusé(e) de faire une quelconque promotion pour quiconque, et c’est aussi pour cela que je prends bien soin de les citer toutes dans mon article sur les prépas. Par contre, je peux te dire que c’était une prépa en « présentiel », avec des périodes de cours et des périodes de révision en solo : c’est selon moi le meilleur moyen de progresser rapidement. Les deux IEJ que tu avais cités sont bons aussi, de toute manière tout dépendra de ton investissement et de ta motivation, pas tant des cours que tu recevras. Bon courage à toi et bonne préparation!

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      3. Merci de ta réponse, Fromenmwithlove.

        Bien à toi,

        Benjamin.

        P.-S. : Si une personne a une réponse à m’apporter concernant la(les) difference(s) entre les IEJ de Paris 1 et de Paris 2, je suis preneur. Merci.

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  9. Bonjour,

    Merci pour ce très bon article, qui confirme mes doutes sur les IEJ. Je suis étudiante en M1 Droit privé général à Paris V, et depuis très longtemps je rêve d’intégrer l’ENM.

    Seulement voilà, même si je travaille beaucoup, je suis l’archétype de l’étudiante lambda de droit: ma moyenne ne dépasse pas 10,5-11, je n’ai pas de mention, je ne suis pas brillante… Ma motivation et mes quelques expériences professionnelles sont tout ce que j’ai. J’ai prévu des plans B, mais je crois dur comme fer que parmi les admis de l’ENM, il y en a forcément qui ont des dossiers « lambdas » semblables voire identiques au mien, et même si j’aimerais en avoir la confirmation, je rejette toute prétention contraire. As-tu déjà croisé des étudiants comme moi parmi les admis ?

    Je me suis déjà renseignée sur toutes les meilleures formations possibles et inimaginables d’intégrer l’ENM, et j’avais cru comprendre qu’une prépa était préférable aux IEJ, même si certains IEJ ne sont pas trop mal. J’ai voulu postuler au master 2 CJJ de Sciences po, mais ils n’acceptent que l’excellence académique, et même chose pour la prépa. En revanche je ne connais aucune des autres prépas que tu as citées; sont-elles aussi sélectives que Sciences po ? Ai-je au moins une chance d’y entrer ?
    En fait, qu’il s’agisse de master 2 ou de classe préparatoire, l’excellence est sollicitée partout, ou du moins, dans tous les endroits les plus réputés pour préparer l’ENM. Dès que je trouve une formation réputée, qui sort du lot et qui me convient, je fais des recherches et boum, je tombe sur les critères d’excellence, ou bien le ridicule pourcentage d’admis.

    Je suis donc aujourd’hui totalement perdue et découragée quant à la suite de mon cursus:
    – quel M2 choisir ? Je pense un M2 contentieux / carrières judiciaires / procédure, mais où (sachant que ce n’est pas la peine d’envisager Assas qui exige 14 de moyenne et reste donc totalement hors de ma portée) ?
    – Après le M2, que faire, au vu de mon niveau moyen ? Dois-je faire un M2 et une formation à l’IEJ en parallèle ? Ou bien me concentrer seulement sur le M2 ? J’ai peur de ne pas être capable de faire les deux en même temps. Et la prépa, à quel moment intervient-elle, si j’essaie tout de même d’en intégrer une ?
    – Y’a t’il une prépa (publique ou privée) dont la réputation est suffisante, convenable, qui soit susceptible d’accepter quelqu’un comme moi ? Sachant que je ne suis pas boursière (sans être riche non plus) et que je ne peux pas non plus compter sur les classes préparatoires de l’ENM ?

    J’ai encore un tas de questions que j’ai préféré ne pas ajouter, mon message étant déjà assez long comme ça. En tout cas j’ai bien compris le message de ton article, et je l’avais je pense, parfaitement compris avant: certains IEJ peuvent être biens, en tout cas ils constituent le minimum de préparation à faire pour réussir le concours, mais les prépas s’imposent vraiment. Je le sais, et je ferais n’importe quoi pour qu’on me laisse ma chance d’en intégrer une, mais ils ne laissent pas leur chance aux dossiers moyens, normaux, comme moi. J’avoue que c’est assez dur de rester motivée.

    Je suis désolée pour mon long message, et j’espère que tu pourras répondre à mes questions et éclairer ma lanterne.

    Merci par avance,

    Agathe

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    1. Bonjour Agathe, et désolé pour ce retard avec lequel je te réponds! Je vais tenter de répondre au mieux à tes nombreuses questions…

      – Tout d’abord, sur ton niveau à la fac : cela ne veut pas dire grand chose, dans la mesure où la fac et la préparation au concours sont deux mondes différents. Il y a de nombreux auditeurs et auditrices de justice qui avaient un niveau moyen à la fac et ont trouvé le déclic durant la prépa. J’ajoute que la méthode représente 80% et que ton niveau en fac révèle surtout l’état de tes connaissances juridiques actuelles, que tu reprendras depuis la base et approfondiras en prépa.

      – Sur les prépas : la prépa ENM de Sciences Po est sans doute la plus réputée et la plus sélective, mais elle n’est pas inaccessible non plus! Rien ne t’empêche de soumettre ton dossier et de voir si tu es acceptée ou pas, en assurant tes arrières par des demandes ailleurs. Les autres prépas sont des entreprises commerciales et crois-moi, plus elles peuvent accepter d’élèves, plus elles en prennent! Elles sont relativement peu regardantes sur le niveau, du moment que la motivation est là… Tu ne devrais donc pas être « recalée » si tu postules auprès des prépas les plus connues! Et il faut savoir que beaucoup d’entre elles proposent en plus des cours en ligne, ou à distance avec des entraînements. Bref, je pense avoir répondu à ta dernière question : les prépas ne sont pas réservées à l’excellence, bien au contraire, elles acceptent de plus en plus de monde!

      – Pour le M2 : je m’y connais moins dans ce domaine, car je n’ai pas fait d’études de droit avant de passer le concours. Faire un M2 quelque part et préparer le concours dans un IEJ en même temps est une option suivie par un grand nombre de candidats, au moins pour une première tentative : cela te permettra d’avoir ton diplôme et de te familiariser avec le concours et sa méthodologie, pour ensuite attaquer dur l’année suivante en prépa. Dans tous les cas, c’est ce que je te conseille : rien ne presse, et un M2 généraliste quel qu’il soit (cela a très peu d’importance en vue du concours, du moment qu’il y a du droit civil et pénal…) fera parfaitement le job.

      Voilà pour cette réponse synthétique mais que j’espère néanmoins complète! Pour résumer, si j’étais toi, je choisirai un M2 généraliste qui me convient, sans la pression de vouloir se constituer un CV en or, et j’attaquerai l’année suivante (avec le concours réformé !) en m’inscrivant à l’une des principales prépas. Tout en déposant une demande à Sciences Po, qui n’accepte pas que des premiers de classe et s’intéresse également aux motivations des candidat(e)s. Bon courage à toi pour la suite de ta préparation et ta recherche du M2 et de la prépa idéale!

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      1. Bonjour,
        Je te remercie beaucoup d’avoir tout de même pris le temps de me répondre, et pour ta réponse très complète. Je vais donc suivre ton conseil et essayer de m’inscrire dans un IEJ en parallèle de mon M2. Je ne sais pas si je ferai une première tentative à ce moment là (je ne veux surtout pas gaspiller mes 3 chances), mais avoir au moins une approche du concours me semble important, tu as raison.

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  10. Bonjour, et tous mes vœux pour cette nouvelle année !

    Merci pour cet article qui me conforte dans l’idée qu’il serait sage de passer par la case prépa pour travailler le concours de l’ENM !

    J’aurais toutefois un conseil à vous demander : j’hésite entre les prépas ISP, Sciences Po et l’Autre prépa, et j’aimerais savoir s’il y en a une que vous recommandez plus particulièrement.

    Je vous remercie par avance.

    Marie

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    1. Bonjour Marie!

      En effet, passer par une prépa est aujourd’hui la voie royale pour intégrer l’ENM, notamment pour la motivation qu’elles permettent d’entretenir et la méthode de fer qu’elles vont t’enseigner. Je risque toutefois de te décevoir : je me refuse à indiquer quelle prépa j’ai suivi et laquelle je recommande, tout d’abord parce que je n’ai pas assez de recul pour émettre un avis honnête, et surtout parce que je ne voudrais pas être accusé(e) de rouler pour l’une ou pour l’autre… Mais parmi celles que tu as citées, tu ne feras un mauvais choix dans aucun cas. Bonne préparation à toi Marie!

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  11. Bonjour Fromenmwithlove !
    N’étant, comme toi, pas juriste de formation (j’ai fait seulement une L3 et un M1 de droit), je pensais m’inscrire à la prépa de Sciences-Po l’année prochaine, qui a l’air de s’adresser/s’adapter à ce genre de profils. Je me posais cependant une question : penses-tu qu’il soit utile/réaliste de m’inscrire à un M2 de droit à la fac en même temps ? N’est-ce pas handicapant dans la suite du parcours de ne pas avoir de M2 de droit (j’ai déjà un M2 dans une discipline littéraire) ?
    Merci encore pour ce blog,
    Aliénor

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    1. Bonjour Aliénor!

      Ma réponse sera claire et sans appel (ni pourvoi) : ce n’est à la fois pas utile et pas réaliste! La prépa Sciences Po reprend absolument tout ce qui est nécessaire pour le concours, peu importe le niveau antérieur. Le M2 ne t’apportera rien pour la préparation, et au contraire risque de l’alourdir, voire d’être impossible à mener de front. Quand tu seras parvenue à l’école, là encore, toutes les bases seront reprises, notamment en procédure, donc tu ne pâtiras pas de ne pas avoir de M2 en droit. Tu peux donc t’inscrire dans la prépa de ton choix et te lancer pleinement dans la préparation du concours! Bon courage à toi!

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  12. Bonsoir !

    Tout d’abord merci d’avoir fondé ce blog il est vraiment très utile merci du temps que tu prends alors que j’imagine que tu es débordée avec tes stages et tout ce qui va avec. Ma question est de savoir si tu avais eu des échos sur la classe préparatoire égalité des chances que propose l’école ? Est ce que ce qu’elle propose correspond globalement à ce que propose une préparation privée payante ?

    Merci d’avance.

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    1. (Re)bonjour Aboubacar! Je ne peux pas trop me prononcer sur la question, et tu comprendras sans doute pourquoi, mais ses enseignements sont très comparables à ceux d’une prépa privée, à ceci près que les candidats sont beaucoup moins nombreux et donc « suivis » de plus près… Quant aux résultats et à la qualité des enseignements… Je donne mon joker!

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  13. Bonjour,

    Avez vous écris l’article sur la meilleure prépa pour l’ENM? Je suis très intéressée par le concours ENM et je pense que la prépa aide considérablement mais je n’ai aucune idée quelle prépa choisir, il est difficile de trouver des informations concrétes sur le sujet.

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    1. Bonjour N! A vrai dire, non, je n’ai pas encore écrit ce fameux article, mais son titre est volontairement aguicheur et risque d’être décevant pour toi : je compte indiquer de manière générale les principaux points qu’il faut rechercher dans une prépa, mais je n’indiquerai pas laquelle est la meilleure, tout d’abord parce que je n’en connais qu’une seule (celle que j’ai suivie), et surtout parce que je ne voudrais pas être accusé(e) de faire de la publicité pour l’une ou l’autre. Dans tous les cas, les prépas privées les plus connues se valent toutes, et tu peux choisir les yeux fermés celle qui te convient le mieux sur le plan pratique (lieu, présentiel/à distance…). Bonne préparation à toi!

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  14. Bonjour, merci pour cet article très intéressant !

    Certains membres du jury se sont pleins de trouver toujours les mêmes exemples dans les copies, dans la mesure où la plupart des élèves utilisent les polycopiés fournis par la prépa. Selon toi faire un IEJ en parallèle de la prépa permet-il réellement de remédier à ce problème ? Penses-tu qu’il soit judicieux de suivre une prépa très connue avec beaucoup d’inscrits au risque de se retrouver avec les mêmes exemples ?

    Je te remercie d’avance

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    1. Bonjour Aurel!

      Je ne sais pas si j’ai laissé sous-entendre dans un article que faire un IEJ en parallèle d’une prépa pourrait être une bonne solution, mais si c’est le cas, je reprécise qu’il est totalement inutile de cumuler les deux : s’investir pleinement dans une prépa suffira amplement. En plus, quasiment aucune prépa à ma connaissance ne fournit de polycopiés en culture générale : c’est plutôt le fait de reprendre les exemples cités en cours par les professeurs qui peut poser souci. Selon moi, même si les grandes prépas fournissent les mêmes exemples aux étudiants, elles restent indispensables car elles sont les seules à vraiment enseigner la méthode nécessaire à la réussite. Les exemples, au final, c’est assez peu de chose et c’est plutôt par ses lectures et sa curiosité que l’on va trouver les siens, ceux qui nous conviennent le mieux et que l’on a bien développés. Bonne préparation à toi!

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  15. Bonjour,

    Je tiens d’abord, à l’instar de nombreux visiteurs de ton blog, à te faire part de mon immense gratitude vis-à-vis de ton investissement, tes articles sont devenus en mon sens une véritable référence s’agissant de la préparation du concours de l’ENM tant ils sont source d’inspiration et de motivation. Tu as une bonne plume et je prends plaisir à te lire, parfois (et j’en suis peu fier) lors de cours de droit des biens un peu longs.

    Actuellement étudiant en L3 de droit, je suis intéressé par la magistrature depuis déjà plusieurs années : sans vouloir être plus royaliste que le roi, penses-tu qu’il soit possible, et surtout utile, de se préparer à la prépa (drôle de tournure) en amont, par exemple en prenant certaines habitudes générales sur le plan méthodologique, ou en s’imprégnant de certains manuels (coucou Coniez)?

    Merci d’avance!

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    1. Bonjour à toi M! Diable, diantre, tonnerre de Zeus! Lire mon blog pendant un cours de droit des biens devrait être puni d’une contravention de quatrième classe (ou pas)!

      Sur le fait de se préparer à la prépa, en effet, si tu es décidé à passer le concours dès que tu auras le nombre d’années universitaires requises, tu peux déjà « préparer le terrain » et te faciliter ainsi les débuts en prépa. Tu l’as bien vu, feuilleter le Coniez pour s’imprégner des exemples et de sa méthodologie est très utile. Tu peux aussi commencer gentiment une « banque d’exemples et de citations », dont je détaillerai le principe dans un article futur (qui traîne à venir!). Si tu n’es pas allergique au droit public, tu peux aussi entretenir ton niveau, en insistant sur le droit constitutionnel et les libertés publiques, qui ont l’air de constituer l’essentiel du nouveau programme 2020. Quant aux matières juridiques, tu auras le temps de voir venir! Bref, c’est surtout en essayant d’acquérir « l’esprit du concours » et en faisant de la culture gé au sens large que tu peux te préparer au mieux dans l’attente des festivités! Bonne fin de licence à toi, et bonne future préparation!

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  16. Bonjour et merci pour ce blog, qui a été parfois une bouée de sauvetage dans cette année de préparation du concours !

    Je souhaitais réagir à cet article car je partage ton point de vue. Étudiante provenant d’une petite fac de province qui dispose sûrement d’un des pires IEJ de France, la seule solution qui s’offrait à moi était d’aller sur Paris ou Bordeaux suivre un IEJ potable. Cela signifie de payer l’inscription mais aussi un loyer qui dépassait bien les 3000€ sur le temps de la préparation. Les prepa privées, du moins celle que j’ai suivi, offraient une formation à distance pour environ 3000€ écrits et oraux compris. Cette formule, j’ai travaillé deux étés pour me la payer, et puisque je pouvais organiser mon temps librement j’ai travaillé à mi temps durant l’annee afin de me «refaire» financièrement dans l’idee où je devais repasser le concours.
    De plus la prepa m’a permis de compenser ce que je considérait comme étant de grandes lacunes en culture générale, encore une fois ayant eu peu de contacts avec des activités culturelles.

    Oui, la prepa a mon sens démocratise le concours. Je pense que les candidats très éloignés des grandes villes peuvent s’y retrouver financièrement.

    Ça ne rend pas l’année facile, ça ne donne pas un ticket d’Or pour Bordeaux, loin de là… mais ça aide vraiment.

    Voilà pour mon témoignage, je te souhaite une bonne continuation, je retourne sur ce à mon stage avocat !

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    1. Bonjour,

      Je me permets de rebondir sur tes propos. As tu reussi le concours du 1er coup ? Penses tu qu’un travail à temps plein en parallèle soit un frein à la préparation ?

      Merci pour ton retour

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      1. Bonjour à toi! Question simple, réponse simple : oui, j’ai réussi le concours dès ma première tentative. Quant à déterminer si un travail à temps plein est un frein à la préparation, oui, nécessairement, dans la mesure où plus tu peux consacrer de temps à ta préparation, mieux tu seras préparée! Pour le 1er concours, avoir un emploi à temps plein en parallèle me semble inenvisageable pour viser la réussite. En revanche, si tu as plus de 31 ans et quatre ans d’expérience professionnelle, la préparation des 2e et 3e concours est conçue pour permettre à des personnes exerçant un emploi à temps plein d’accéder à l’ENM. Merci à toi!

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    2. Merci à toi de ton témoignage, qui me permet de préciser le fond de ma pensée, peut-être un peu crûment : entre une prépa à distance à 3000 euros, qui permet d’éviter un déménagement et d’acquérir la méthodologie, et un IEJ entre 1000-1500 euros mais qui suppose le paiement d’un loyer et a un taux de réussite proche du néant, le choix est très vite fait et démonte totalement la théorie selon laquelle les prépas nuisent à la démocratisation du concours.

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  17. Bonjour bonjour,
    étant en pleine période de comparaison des différentes Prépas proposées dans toute la France, je suis par conséquent à la recherche de ton fameux article exposant les meilleures Prépas au concours de l’ENM que je trouve décidément pas sur ton blog (et que tu mentionnes à la fin du présent article) … l’a-tu vraiment fait ? Si non, peux-tu m’en exposer quelques unes ? Il est difficile de trouver un classement précis, claire et utile sur un internet …

    J’ai pu lire différents articles de différents anciens candidats au concours de l’ENM qui ne font pas non plus véritablement d’éloges sur les IEJ … ce qui me pousse à envisager une possible prépa privée

    Merci d’avance 🙂

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    1. Bonjour Sarrazin! Ma réponse risque de te décevoir, comme celle que j’ai donnée en commentaire à plusieurs autres forçats de la prépa : je n’ai pas encore rédigé cet article, mais dans tous les cas, je n’effectuerai aucune comparaison entre elles. Je ne voudrais pas être accusé(e) de rouler pour l’une ou pour l’autre, et surtout je ne connais réellement que la prépa que j’ai suivie : parler des autres reviendrait à relayer des propos rapportés. Globalement, toutes les prépas privées se valent à peu près (ISP, L’autre prépa, Sciences Po et IEP) : tu peux prendre celle qui te semble la plus adaptée à tes besoins et tes contraintes. Par contre, tu l’as bien compris : par rapport à un IEJ, la différence sera de taille… Bonnes recherches à toi!

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