Droit civil ENM – Comment réviser ?

Salut à tous / toutes !

Bzzz, bzzz… [voix de robot] « compréhension des attendus de l’épreuve »… bzzz, bzzz, « cerner la philosophie de l’exercice », bzzz. Pour éviter de trop me répéter d’article en article, j’ai envoyé mon robot pour rappeler avant toute chose que la connaissance des attentes du correcteur est primordiale pour mettre en place une méthode de travail efficace. Une copie débordante de détails juridiques, de délais préfix, d’exceptions de litispendance et de bonne volonté ne fera pas nécessairement mouche si elle ne correspond pas aux attendus.

Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille donc mon article en immersion dans la tête du correcteur de droit civil ! Si vous avez la flemme et que vous préférez réviser le régime général des obligations pendant ce temps-là, je vous le résume en deux points. Il vous faut essentiellement :

  • une bonne maîtrise des fondamentaux, notamment les personnes, la famille et les obligations (80 % des sujets) ;

  • une compréhension des grands enjeux actuels du droit civil, au regard des évolutions législatives récentes (ces vingt dernières années : oui, pour le droit civil c’est récent)

Le droit civil inquiète souvent beaucoup les candidat(e)s, dont je faisais partie, et pour de multiples raisons. Déjà, c’est intimidant car c’est la discipline reine, la matière juridique « par excellence », celle où on voit les vrai(e)s, les tatoué(e)s. Sa complexité et son étendue nécessitent un gros investissement ; on ne devient pas un(e) disciple de Portalis et de Carbonnier en lisant un mémento L2 « Le droit civil en 20 fiches illustrées » (avec des coloriages de baux ruraux à la fin).

En plus, les civilistes pur jus deviennent une espèce rare dans les concours juridiques, où une légion de pénalistes se dispute désormais les places depuis une dizaine d’années. Pourtant, si le droit civil peut entraîner de petits « blocages » durant les révisions, quand on bute pour la sixième fois sur l’ordre des successibles ou qu’on constate avec amertume le programme restant à se farcir, il n’a en réalité pas de quoi effrayer le/la forçat(e) de la prépa.

On s’en fait souvent une montagne, alors que c’est toujours pareil : les connaissances à mobiliser ne sont pas si nombreuses que cela, mais doivent être ciblées. On progresse très rapidement quand on a compris ce qu’il faut maîtriser et ce qu’il faut survoler. Et c’est l’objet de cet article, dans lequel je vous propose quatre grands conseils pour éviter de craquer et finir par planter des fléchettes dans une poupée-vaudou à l’effigie de Motulsky !

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Réviser le droit de la famille avec le code civil de 1804 peut présenter quelques risques.


Les quatre conseils généraux pour optimiser ses révisions en droit civil

1 – Connaître l’architecture du droit civil sur le bout des fingers

Le droit civil compose une galaxie complexe d’ensembles, de sous-ensembles, de sous-sous-ensembles, et de sous-sous-sous-ensembles. Au sein même de ces différents ensembles, on trouve de nombreuses divisions et subdivisions logiques. Par exemple : le triptyque formation/exécution/dissolution (qui vaut pour le mariage, pour un contrat…).

Je ne sais pas si mon paragraphe à la Jean-Claude Van Damme était très clair, mais le conseil l’est davantage : il est important de bien se repérer dans la matière, de pouvoir « naviguer » à la manière de Christophe Colomb dans l’océan juridique. J’apprécie cette conception « géographique » des révisions : il faut idéalement pouvoir reclasser une notion évoquée dans l’ensemble et les sous-ensembles auxquels elle appartient. Cela évite d’être perdu(e), et accessoirement cela donne une idée des territoires vierges encore à explorer.

Pour y parvenir, deux solutions. Tout d’abord, dévorez le sommaire du Code civil tel des Ferrero Rocher le soir de Noël, puis plongez-vous de temps à autre dans la lecture ciblée de certains articles. Ainsi, vous vous familiariserez avec lui et gagnerez en rapidité et en précision lorsqu’il faudra chercher dedans à toute vitesse (#caspratique) ; et ce sont déjà des révisions en soi. Souvent, les titres et sous-titres peuvent même être repris en sous-parties…

Ensuite, mangez goulûment des plans de (bons) manuels. Là encore, vous acquerrez une vue d’ensemble de la matière, avec la possibilité d’effectuer des « zooms » sur certains points plus précis. Ce sera utile à de multiples égards. En cas pratique, car vous verrez immédiatement les notions juridiques que vous devrez mobiliser. En dissertation surtout, car vous comprendrez mieux les enjeux que soulève le sujet, et vous n’oublierez de traiter aucun aspect, notamment si le sujet est assez transversal.

2 – Mettre en perspective vos révisions avec les grands enjeux et les évolutions juridiques actuels

Pour réaliser une belle copie, vous devrez prendre de la hauteur et aller au-delà de la simple description des conditions d’application de telle ou telle règle de droit. Il s’agit en quelque sorte de quitter un peu la logique du cas pratique, du cas d’espèce, pour tenter de « penser le droit civil » (avec des guillemets, hein – Judith Rochfeld, si tu nous lis). Ce sont en effet les grandes évolutions récentes et les tendances de fond qui vous donneront les articulations pour construire votre plan. L’apprentissage des arrêts, quant à lui, ne sera nécessaire que dans le cas où ils ont engendré de véritables constructions jurisprudentielles.

Je vous donne quelques exemples. Si votre sujet porte sur le droit de la famille, il faudra replacer vos connaissances dans les grands débats juridiques – voire sociétaux, si cela s’y prête – en cours : le passage d’un droit de la famille à un droit des couples ; la tendance à la déjudiciarisation du droit de la famille ; l’affaiblissement du modèle de la famille hétérosexuelle fondée sur le mariage, etc. Même chose en procédure, où le risque de se limiter à une description des règles applicables est encore plus grand. Replacez votre réflexion dans le contexte de l’émergence de l’accès au juge comme droit fondamental ; du principe de diligence ; de la concurrence des MARD…

En somme, et c’est parfois compliqué, il faut trouver un juste milieu entre un traitement trop théorique du sujet, et un traitement trop descriptif. Attention au risque de décalquer trop le code, et attention au risque inverse : aborder des réformes en tous genres ou des débats doctrinaux, qui peuvent être passionnants mais risquent de vous conduire hors-sujet.

Si vous pensez manquer de hauteur de vue en droit civil, vous pouvez consulter l’ouvrage sacro-saint de Judith Rochfeld, Les grandes notions du droit civil. Il vous permettra d’acquérir des éléments de mise en perspective, mais n’est en aucun cas absolument nécessaire, d’autant plus qu’il est long et qu’il nécessite du temps pour être assimilé.

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Si tu vas sur le profil Facebook de ta soeur ou que tu passes deux heures sur Konbini au lieu de bosser ton droit civil, Judith Rochfeld le saura.

3 – Ne pas se perdre dans un magma de détails

Comme dans toutes les autres matières, mais particulièrement en droit civil et en culture gé, savoir distinguer l’essentiel de l’accessoire est primordial pour ne pas perdre un temps fou en révisions inutiles. Pour éviter de vous égarer, demandez-vous si la connaissance que vous cherchez à assimiler pourra raisonnablement être mobilisée dans un sujet du concours.

Un petit exemple concret : comprendre des principes, comme l’effet relatif du contrat et l’opposabilité, vous sera utile pour la compréhension de la matière même si vous ne les réemploierez pas tels quels. En revanche, vous n’avez pas besoin de comprendre parfaitement les notions « en bout de chaîne », comme l’action directe et l’action oblique, nécessaires aux praticiens et aux enseignants en droit. Sans faire d’impasse totale, vous pouvez en tout cas éviter de vous arracher les cheveux une après-midi dessus et tourner la page suivante de votre manuel.

Quant au degré de détails à assimiler, là encore, faites de cet maxime de Marc Aurèle votre devise personnelle : « Examinus codex disposam » (« J’ai mes codes le jour des épreuves »). L’essentiel est de savoir où retrouver dedans l’information dont vous aurez besoin, pas de pouvoir réciter de tête des suites d’arrêts sur les chaînes de contrats ou les loteries publicitaires. C’est au moment de l’épreuve que vous procéderez un décalquage intelligent du code, grâce à vos connaissances des grands axes de problématique.

4 – Trier les priorités pour concentrer son temps de cerveau disponible sur l’essentiel

Faire des pronostics et des suppositions à la Madame Irma pour faire des impasses intelligentes orienter ses révisions, c’est toujours risqué, bien que ce soit un plaisir inavouable. Allez, si vous insistez, je vous indique les points du programme à gérer comme un(e) pro, ceux que vous devez connaître tel(le) l’honnête juriste, et ceux que vous pouvez survoler tel l’albatros au-dessus des falaises normandes. Ce n’est qu’une proposition fondée sur mon expérience de candidat(e) et les sujets tombés ces dernières années : « Je décline toute responsabilité, etc. ».

Niveau Jean Carbonnier :
  • Les obligations : c’est le gros du boulot. Les contrats, quasi-contrats et responsabilités représentent quasiment un sujet sur deux depuis vingt ans, et pointeront forcément le bout de leur nez en cas pratique. Insistez sur les conditions de formation, les vices du consentement et la résolution/résiliation.

  • Les personnes : fondamental des fondamentaux, le droit des personnes se prête bien à des réflexions juridiques actuelles, donc à de potentiels sujets (vie privée, changement de sexe…).

  • La famille : elle clôt le triptyque des domaines du droit à bien connaître, notamment le mariage et l’autorité parentale.

Niveau Eric Dupont-Moretti (j’ai pas pu m’empêcher) :
  • Les biens : ils donnent lieu à quelques sujets de temps à autre, mais vous demanderaient trop de temps pour être parfaitement maîtrisés. Vous pourrez vous en sortir avec le code si besoin.

  • Les régimes spéciaux d’indemnisation : très fréquents en cas pratique, ces petits coquins. Je pressens aussi une petite visite de leur part en dissertation à court ou moyen terme !

  • Les notions générales : elles transcendent les sous-domaines du droit civil et peuvent vous être utiles, notamment pour un petit paragraphe. Ex. : l’abus de droit, la fraude, les bonnes mœurs, la bonne foi, l’ordre public…

  • La protection des personnes vulnérables : les réformes législatives sont assez claires pour pouvoir être assimilées à la lecture du code.

  • La procédure civile : je sais, les deux derniers sujets en date avaient une forte teneur en procédure. Mais la matière est tellement vaste que je vous conseille d’attendre l’ENM pour devenir des as de la signification, des délais et des mesures d’instruction. Centrez vos révisions sur les grands principes des premiers articles du CPC (la « théorie de la procédure »), pour en saupoudrer quelques morceaux ça ou là.

Niveau journaliste de BFM TV :
  • Les sources du droit : ça, c’est comme le Yéti ou la Sainte Vierge. Si elles ne se manifestent pas de temps en temps, on finit par ne plus y croire. Les réflexions sur l’office du juge, les mouvements de constitutionnalisation et de conventionnalisation du droit privé, et les exégèses de Kelsen, François Gény et consorts sont passionnantes – et au programme -, mais les derniers à avoir pu les utiliser dans un sujet ont disparu depuis bien longtemps… (c’était peut-être Kelsen lui-même).

  • Le RGO : le quoi ?

  • Les successions et régimes matrimoniaux : 90 % des candidat(e)s va au concours sans rien y connaître (estimation IPSOS 2018). Ces deux matières techniques, notamment en raison de leurs aspects patrimoniaux, je les vois mal tomber en dissertation, et même en cas pratique. Si cela se produisait, j’épouse le premier qui se manifeste par mail sous le régime de la communauté universelle.

  • Les sujets théoriques « purs » : le but de l’exercice n’est pas de repérer les meilleur(e)s juristes pour l’attribution des bourses de thèse, mais de recruter des praticiens. Si vous ne maîtrisez pas tous les tenants et les aboutissants de la distinction entre actes et faits juridiques, personne ne vous en voudra !

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« I think someone just said the word subrogation ».


Concrètement, comment réviser ?

Je vous la fais plus courte car je risque de me répéter par rapport à mon article sur la culture générale, et l’article va devenir plus long qu’un tome de Game of Thrones.

Pour réviser efficacement le droit civil, ma méthode a été de m’appuyer sur un « manuel-socle », une sorte de bâton de pèlerin qui vous permet de bien acquérir les fondamentaux. Avant, éventuellement, de le trahir de temps à autre pour un de ses copains plus spécialisés.

On m’a parfois posée la question par mail : faut-il réviser discipline par discipline, en achetant le manuel correspondant ? Selon moi, non, à l’exception peut-être d’un manuel de droit des obligations et de droit de la famille. C’est tout. Si vous vous lancez dans des achats multiples, du genre « Précis de droit des biens Dalloz 891 pages », vous risquez tout simplement de perdre un temps fou à réviser une tête d’épingle du programme – voire de stresser et culpabiliser après vous être arrêté(e) au chapitre 2.

Pour l’exercice de la dissertation, un bon manuel de droit civil général suffira. Pas un « Que sais-je » de 80 pages, bien sûr, mais pas un pavé énorme et indigeste non plus. Je vous rappelle mon proverbe favori, que je ferai inscrire sur mon épitaphe : « il vaut mieux bien connaître un manuel, qu’en connaître à peu près trois ».

Cumulez votre love story avec votre manuel général avec des lectures de corrigés rédigés par vos profs de prépa (si vous en suivez une). C’est fondamental pour saisir le sens de l’exercice et acquérir « le-style-qui-fait-mouche ». Des corrigés des annales des derniers sujets tombés sont disponibles gratuitement sur le site des principales prépas privées.

C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes : un vieux cours de fac tout gribouillé et stabiloté pourra vous être utile, s’il permet de réactiver des souvenirs. Quant aux fiches, vous commencez à savoir ce que j’en pense. Si vous en avez, utilisez-les : vous prendrez un journal du mois dernier pour allumer votre cheminée. Mais ne vous lancez pas dans des entreprises de fichage immenses : le rapport entre le temps de conception et les connaissances assimilées est beaucoup, beaucoup trop faible.


Comme d’habitude, j’ai déblatéré sur près de 15 000 signes pour tenter d’élaborer la méthode la plus efficace pour vous préparer. L’avalanche de recommandations peut vous paraître un peu péremptoire et difficile à avaler, comme un huitième « Mon chéri » après la bûche de Noël. Mais c’est plutôt le récit de mon expérience personnelle que les tables de la Loi de la Sainte Révision : prenez ce qui vous convient là-dedans et jetez le reste aux orties (ou dans la cheminée, avec les fiches) !

Plus qu’en droit pénal, où l’on rend des copies plus longues et plus détaillées, et où il faudra par conséquent davantage de connaissances brutes, l’épreuve de droit civil suppose des révisions des fondamentaux et des grands enjeux. N’oubliez jamais : que vous soyez juriste ou non, après quelques mois de préparation, vous aurez les connaissances nécessaires à la rédaction d’une bonne copie.

Ne vous rendez pas le droit si vil ! (Vous l’avez ?)

From ENM, with love


25 réflexions sur “Droit civil ENM – Comment réviser ?

  1. Bonjour,
    Merci pour ces conseils! Je suis toujours ravi(e) de voir apparaître un nouvel article dans ma boîte mail. Surtout lorsqu’il devient difficile de savoir où donner de la tête et de se dire chaque jour : » je ne vais pas y aller cette année, je ne suis pas prêt(e) mais plutôt l’année prochaine! »

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  2. Bonjour,
    Je te remercie pour cet excellent article. Tu dis qu’il faut mettre en perspective les révisions avec les grands enjeux juridiques actuels. J’entend par là qu’il faut cibler ses révisions car on ne peut pas tout connaître en droit civil. On vous parle peut-être de ces grands débats à l’ENM, c’est moins le cas pour moi qui prépare à distance. Ma question : comment accéder à ces débats juridiques sans passer par plusieurs livres récents, ce qui, parfois, fait perdre un temps fou sur l’actualité juridique. Pourrais-tu dans un prochain article faire une petite liste de ces thèmes juridiques ? J’ai beaucoup apprécié le fait que tu illustres par des exemples.
    Quel livre-socle tu as utilisé pour le droit civil et la procédure civile ?
    De même, pour la dissertation en droit pénal et procédure pénale, est ce que le jour du concours vous êtes tombé sur un sujet traité en prépa parce que les profs ont su cibler les révisions ?
    Merci pour tes éclaircissements,
    cordialement,

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    1. Bonjour Aziza! Je réponds par bloc à tes trois questions:

      – Pour la connaissance des grands enjeux actuels, nous ne l’abordons pas à l’ENM, car il n’y a plus de cours de droit, uniquement de la procédure et des cours par fonctions (instruction, instance, etc.). J’ai acquis ces connaissances grâce à mes polycopiés et mes cours de prépa, et ce alors que je ne connaissais rien au droit. Je pourrais tenter de lister ces grands enjeux dans un article, mais ce sera à titre indicatif : j’ai un peu relâché (euphémisme) mon suivi de l’actualité juridique depuis quelques mois… Pour le droit civil, tu as la Bible, alias Les Grandes notions du droit civil de Judith Rochfeld, qui est d’une grande utilité (mais un peu long). Pour le pénal, tu as une option assez simple mais peut-être un peu lacunaire : lire des articles sur des sites juridiques, genre Village-justice ou Dalloz actualités (si tu as des codes), pour comprendre quels grands enjeux traversent le droit pénal actuellement.

      – Pour le droit civil et la procédure, mes deux chouchous : Voirin et Goubeaux, stars internationales chez LGDJ (les manuels verts) ; Natalie Fricero, reine de la procédure même avant Motulsky, toujours chez LGDJ. 600 pages de pur bonheur, avec un plan en béton armé.

      – Quant aux sujets, les corrigés dont nous disposons en prépa couvrent tellement l’intégralité du programme qu’on ne peut pas être totalement pris au dépourvu sur un sujet. Obligatoirement, on pourra recaser des bouts de corrigés ça et là et retomber sur nos pattes.

      En espérant t’avoir un peu éclairée, bon travail à toi!

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  3. Bonjour,

    Tout d’abord je dois vous dire que j’adore votre blog ! Il est super intéressant !!!
    J’aurais voulu avoir quelques conseils de votre part et de la part de ceux qui me liront car voilà, j’ai fait une prépa il y a deux ans mais comme je suis chargée de famille et que j’avais un travail prenant, je n’ai pas eu le temps de beaucoup m’entrainer à la dissertation juridique malheureusement et bien sûr je n’ai jamais été admissible et encore moins cette année, et lorsque je devais faire une dissertation en civil ou en pénal, je pouvais rester une journée devant ma copie sans trouver de plans !!! ou alors dans le meilleurs des cas lorsque je finissais par le trouver je n’arrivais pas à trouver le A et le B ( et en général, le correcteur me disait que mon plan n’était pas bon)
    Bref, vous l’aurez compris, j’ai vraiment besoin de conseils, d’astuces, etc…pour parvenir enfin à trouver des plans logiques et cohérents sur n’importe quels sujets ! et ce qui m’épate mais qui me fait perdre un peu confiance en moi c’est lorsque certaines personnes parviennent le jour du concours à disserter sur un sujet qu’il ne maitrise pas trop voire pas du tout mais grâce à la méthode, ils ont la moyenne ! J’ai bien essayé cette année en droit civil au concours et j’ai eu …4 !
    Comment faisiez-vous pour disserter ?
    Je vous remercie

    Cordialement.

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  4. Bonjour,
    Je vous remercie pour tous vos précieux conseils.
    Une question concernant la procédure civile: pensez vous que la maîtrise d’un carré rouge « L’essentiel de la procédure civile » + les dissertations faites en cours dans le cadre de la classe prépa soit suffisante pour être prêt le jour J ?
    Merci 🙂

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    1. Bonjour Cécile!

      Mmmm… D’un côté, j’ai envie de te dire que non, à moins que tu aies fait beaucoup de dissertations en prépa sur ce sujet : les carrés rouge vont vraiment à l’essentiel de l’essentiel et tu pourrais manquer de fond dans le cadre d’une dissertation. Mais en même temps, je pense que les sujets à venir seront de teneur procédurale plus faible que les années précédentes, et surtout tu auras ton code lors de l’épreuve. Allez, je tranche : un carré rouge bien maîtrisé, des dissertations bien potassées, et – quand même une bonne connaissance de ton CPC seront suffisants pour avoir une très bonne note en civil.

      Bon courage à toi!

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  5. Bonjour bonjour,
    Déjà un grand merci pour tes précieux conseils !!
    J’ai une question s’agissant de la procédure civile que l’on doit connaître selon toi « niveau Eric Dupont-Moretti » : les deux manuels les + à jour sont actuellement l’Hypercours et le Précis de chez Dalloz. Le premier me semble léger, le second me semble bien lourd à avaler… Que me conseillerais-tu ?
    J’avais pensé peut-être à faire un joli mélange : du Précis pour les grands principes, de l’Hypercours pour les parties plus « procédurales pures ». Mais j’ai peur de m’y perdre…Qu’en penses-tu ?
    Merci beaucoup !

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    1. Bonjour Laura!

      Tu auras compris que j’entendais, par la désignation de cet avocat renommé, que le niveau à atteindre n’est pas inatteignable (doux euphémisme !). L’Hypercours et le Précis Dalloz sont pour moi tous les deux trop complexes et trop techniques dans l’optique du concours. On va finir par croire que je possède des actions chez LGDJ, mais le manuel de Natalie Fricero (référence actuelle de la recherche en procédure) est pour moi le plus adapté aux révisions. Et même lui comporte quelques parties pas directement utiles pour le concours… Par ailleurs, très franchement, si tu as des polycopiés et que tu estimes qu’ils sont bien fichus, inutile de passer trop de temps à t’acharner là-dessus : le code de procédure civile est (de loin) le plus clair des quatre autorisés lors des épreuves, et il te permettra de t’en tirer grâce à un « décalquage intelligent ».

      Bonnes révisions à toi!

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    1. Bonjour Lucie!

      Tout simplement, avec le manuel de Voirin et Goubeaux chez LGDJ, excellent à tous points de vue. Le deuxième tome n’est pas forcément à tartiner à 100% (successions, régimes matrimoniaux…), mais en revanche, le premier était devenu mon livre de chevet… Bonnes révisions en leur compagnie, et merci à toi!

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    1. Bonjour Flora!

      Je dois avouer humblement que je m’en suis remis(e) à la méthodologie proposée par ma prépa et que je n’ai pas connaissance de l’existence de ce genre d’ouvrages… Cela dit, sans débourser un seul euro, tu peux trouver sur Internet pas mal de méthodes et des exemples corrigés de cas pratiques, qui pourront te permettre de te perfectionner. Désolé(e) de ne pas pouvoir t’aider davantage sur ce coup-là, et bonne préparation à toi!

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      1. Merci beaucoup!

        Oui c’est vrai que l’idée des ressources numériques m’était sortie de l’esprit ! Et celle de prendre appui sur les corrigés aussi d’ailleurs – chose que je fais beaucoup pourtant pour les dissertations –

        Encore Merci et puisque la période s’y prête : bonnes fêtes !

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  6. Bonjour,

    La question portant sur l’utilité d’acheter les codes le plus récents et sur la date à laquelle les acheter me taraude.
    Aussi, je souhaiterais savoir comment avez-vous procédé. Pour l’instant, je me sers pour la rédaction de mes devoirs, d’un code civil de 2012 (celui de mes années de FAC) et d’un code pénal de 2014 emprunté en BU. Concernant l’actualité jurisprudentielle, je me réfère principalement aux données des polycopiés de ma préparation. Dois-je donc bien avoir le jour de l’examen les dernières éditions et les codes civil et pénal suffisent-ils pour les épreuves écrites et même lors de l’admission d’ailleurs?

    Merci encore pour toute l’aide certaine apportée à travers ce blog!

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    1. Bonjour Flora!

      Pour les codes, il est toujours préférable d’avoir le code de l’année en cours, notamment en procédure et en droit pénal, car il s’agit de matières très sujettes aux évolutions législatives. Pour le CPC, si le tien date de 2012-2013, ça pourra faire l’affaire. Par contre, je crains que tu ne doives mettre ton code civil à la retraite d’office, pour la bonne et simple raison que la réforme du droit des contrats (complétée par un texte d’octobre 2018) le rend obsolète… Si j’étais toi, j’achèterais l’édition 2019 dès maintenant, qui vient de sortir, pour pouvoir travailler dedans et me les approprier d’ici les écrits. Je résume : un nouveau code civil et CPP, et tu peux éventuellement garder les deux autres tels qu’ils sont!

      Quant aux épreuves, tu n’as pas le droit aux codes lors des épreuves d’admission. Et oui, tu dois amener avec toi les quatre principaux codes, qui te serviront à briller grâce à la célèbre méthode dite du « décalquage intelligent »! Bon courage à toi, et bienvenue à tes nouveaux codes tout neufs!

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  7. Bonjour 🙂

    Déjà, je tenais à te remercier particulièrement pour tes nombreux conseils !

    Je prépare le concours 2020 avec une prépa qui propose des entraînements mais pas de polys, mais je cherche des livres sur lesquels me préparer sans trop m’éparpiller. J’ai bien lu tes anciens commentaires avec tes conseils, et je te rejoins pour les livres verts de chez LGDJ !

    En civil, je pense me concentrer sur le Voirin Goubeaux que j’aime bien, mais certaines parties sont assez courtes, conseilles-tu de le compléter avec d’autres ? Je voulais approfondir le droit des obligations ou le droit de la famille, mais les livres spécifiques sont assez denses et je me demande si c’est utile (sachant que j’aurai de nombreux corrigés de dissertations avec la prépa). Mes inquiétudes viennent de la réforme qui a augmenté la durée et le coefficient du cas pratique, et je me dis qu’il faudra peut-être aller davantage dans le détails, même si on a le code.

    En procédure civile, le Fricero remonte à 2014, je pensais donc me concentrer sur le Stickler (collection paradigme, manuel bleu avec du jaune), qu’en penses-tu ? Même inquiétudes s’agissant de la procédure civile avec la réforme, elle sera peut-être davantage présente si le cas pratique porte sur le civil.

    En pénal, j’opte pour les Leroy, de LGDJ, même collection, s’ils sont réédités (la loi de programmation tombe vraiment à pic pour que tout soit obsolète ^^).

    En public, l’épreuve passant à 3 heures également, j’hésitais entre celui de la documentation française et le Stirn/Aguila de Sciences po collection amphi. Le nouveau programme maintient quand même en droit public : « Répartition des compétences entre les deux ordres de juridictions » + « Les juridictions administratives : organisation, compétences ». En libertés publiques, éventuellement le Stirn, ou celui de Charlotte Denizeau que j’avais trouvé agréable en troisième année.

    J’ai conscience que je n’aurai pas le temps de tout voir, c’est pourquoi je souhaite ne pas m’éparpiller dans chaque matière. Je m’excuse par avance de ce pavé, mais si tu pouvais me donner ton avis, même bref, je t’en serais sincèrement reconnaissante !

    Ton blog est pour moi une mine d’informations que je décortique au quotidien depuis que je me lance dans la préparation du 1e concours, un grand merci pour tout le temps que tu consacres à nous aider.

    Bonne journée,

    Manon

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    1. Bonjour Manon et merci de cette avalanche de compliments!

      Pour le Voirin et Goubeaux, si tu n’as pas de polycopiés, un manuel de droit des obligations sera nécessaire, et éventuellement un manuel de droit des familles, mais pas forcément (tout est dans le code…). Pour la procédure civile, je ne connais pas le manuel de Strickler et j’aurais tendance à reprendre celui de Natalie Fricero : il y a certes eu quelques changements à la marge (procédure en appel notamment), mais c’est l’acquisition des fondamentaux qui prime, pas la technicité. [Tu vois à quel point je suis un(e) fan total des manuels verts LGDJ]. Quant au public, tu as mis le doigt sur les deux pièces maîtresses de ma préparation en droit public : le Stirn et Aguila, référence du genre (en sautant les parties sur le droit public européen), et le manuel de la Documentation française. Les Libertés en question demeure la référence, et je ne connais pas le manuel de Charlotte Denizeau… Globalement, je me fonde sur mes souvenirs de candidat(e) : ce n’est pas un secret qu’on ne touche plus ce genre de manuels une fois arrivés à l’ENM… 🙂

      Si tu n’as pas de polycopiés, avec les manuels que tu m’indiques, tu ne t’éparpilleras pas – et ça pourra même être un peu juste si tu travailles dur. L’occasion de panacher avec autre chose autour de mars-avril! Bon courage à toi pour l’année qui s’annonce!

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  8. Bonjour,
    Toujours au top tes articles. Cependant, et bien que ne les aient pas tous lus (j’ai donc peut-être raté cette information), une question me taraude (m’inquiète…? 🙄) dans le cadre du suivi de l’actu juridique: quels conseils pour suivre au plus près cette actu quand on n’a pas de prépa (ce sera pour l’année prochainedans doute) pour nous donner polycops et compagnie? Quelles seraient les publications en BU ou en ligne qui pourraient nous aider à être le plus au fait des nouvelles décisions importantes des diverses juridictions civiles, pénales et autres? Parce que faire le tri sur les sites institutionnels de la Cour de cass’ ou autre me semble peut efficace, voire carrément néfaste, et tout au moins chronophage et fastidieux.
    En te remerciant une fois encore pour ton avis et tes conseils éventuels.
    Stéphane.

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    1. Re-bonjour Stéphane!

      Au sujet de l’actualité juridique, elle n’est pas primordiale pour les deux dissertations juridiques et les cas pratiques, qui veillent surtout à vérifier la maîtrise par le candidat des fondamentaux du droit civil et pénal. Inutile de chercher à recaser à tout prix la décision du mois dernier, et souvent le sujet ne s’y prête même pas. Toutefois, au-delà des décisions, si tu ne disposes pas de polycopiés, il sera important de saisir les grandes tendances, la « dynamique » actuelle (terme hasardeux…) du droit. Pour cela, des publications gratuites peuvent suffire, comme zoner un peu sur Village-justice par exemple. Quant aux revues, si tu peux te les procurer en bibli, les AJ pénal, contrats et famille peuvent être utiles mais là encore, il s’agit plutôt de documents consultés par les praticiens que les étudiants. Tout simplement, les bons manuels permettent généralement de sentir dans quel sens évolue la législation et mobilisent les principales décisions « citables » dans une copie. Dans tous les cas, en effet, inutile de retourner les sites des cours d’appel et de la cour de cassation à la recherche de décisions : c’est du temps très mal investi!

      Bonne préparation à toi!

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  9. Bonjour,

    Cela fait un an que j’ai poste un commentaire afin de demander des conseils pour rédiger de bonnes dissertations pour enfin obtenir la moyenne …. mais je n’ai jamais eu de réponses à ce jour ….
    Dommage ….

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    1. Bonjour Isabelle,

      Je m’efforce de répondre le plus rapidement et précisément possible aux commentaires postés, mais il peut arriver que WordPress en classe un par erreur dans les indésirables (publicités envoyées par des robots que je reçois par centaines chaque jour). Il est possible que le vôtre y soit tombé l’année dernière, auquel cas l’absence de réponse est indépendante de ma volonté.

      En revanche, j’apprécie moyennement le ton que vous employez : je ne suis pas une entreprise, ni une machine. Je tiens ce blog bénévolement, sur mon temps libre, pour le seul plaisir d’aider des candidat.e.s ou futur.e.s candidat.e.s. J’écris mes articles et je réponds aux commentaires quand j’ai le temps – et l’envie – de le faire, avec une activité professionnelle importante en parallèle.

      Par ailleurs, jusqu’à présent, je n’ai jamais donné de réels conseils de méthodologie de rédaction : c’est le boulot des prépas et je me refuse à livrer gratuitement la méthodologie qui m’a été enseignée, par respect pour les dirigeants et enseignants de ma prépa. J’écrirai peut-être des articles là-dessus un jour, mais là encore, je ne réponds pas à des « commandes ». Bon courage pour la suite de votre préparation.

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  10. Désolée que vous l’ayez mal pris, ce n’était pas du tout mon intention , je suis bien consciente du travail que vous avez et loin de moi de faire une « commande « 
    Je voulais juste savoir comment vous vous étiez préparé pour les dissertations , si au début vous aviez eu des difficultés ou des facilités , quelle a été votre stratégie pour réussir …. en fait avoir un retour de votre expérience et non la méthodologie
    Encore désolée … vraiment …. d’autant plus que j’Aime beaucoup votre blog !

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