Culture générale ENM – Comment réviser ?

Salut à toutes et tous !

La culture générale est bien souvent pour le/la candidat(e) aux écrits de l’ENM ce que les clowns sont à quelqu’un de normalement constitué : c’est censé être rigolo, mais ça fait effroyablement peur.

C’est dommage car c’est la matière la plus sympathique à bosser : on a moins l’impression de bachoter comme un(e) débile, on acquiert une meilleure connaissance de la société contemporaine, et on apprend des trucs qu’on pourra recaser au repas de Noël pour épater tante Christiane entre la poire et le fromage (« Saviez-vous que Raymond Aron définit trois types de guerre ? »).

La culture gé pose toutefois deux grands problèmes :

  • La définition de ses limites : la notion de culture générale est par définition… générale. Où commence t-elle et où s’arrête-t-elle ? Autrement dit : jusqu’où peuvent aller les révisions pour rester utiles ? J’ai tenté de répondre à la question dans un article antérieur.

  • La difficulté d’apprentissage : on a souvent l’impression de ne pas retenir grand chose après une après-midi de culture gé. C’est normal : dans la mesure où il ne s’agit pas de connaissances brutes et précises, comme dans les matières juridiques, mais de « mouvements de fond » et d’évolutions sociétales à saisir, l’acquisition de nouveaux éléments peut prendre plus de temps.

Elle présente aussi un risque majeur : perdre son temps en travaillant inefficacement ou en révisant des choses inutiles. Dans les matières juridiques, à moins de réviser le droit des assurances slovaque ou l’arbitrage maritime international, il en restera toujours quelque chose. Mais en culture gé, il est possible de foutre tout simplement un temps précieux en l’air en bossant n’importe quoi.

C’est pourquoi je vous propose cet article (assez touffu) pour voir la culture gé du bon côté ! La matière est stimulante et d’importants progrès peuvent être réalisés très rapidement, pour peu que l’on comprenne la philosophie de l’exercice et que l’on optimise ses révisions.

Après quatre grands principes généraux que vous devrez garder à l’esprit en bossant la culture gé, je vous donnerai quelques conseils pratiques qui devraient vous faciliter la vie la prépa…

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« La culture n’est pas un luxe : c’est une nécessité ».

Gao Xingjian, Prix Nobel de littérature


Les quatre conseils pour optimiser ses révisions en culture gé

1 – Pensez utile : n’allez pas directement dans les ouvrages !

Bernard Pivot et tous les profs de lettres de France et de Navarre ont fait un salto dans leur lit en lisant la phrase précédente. C’est mon conseil le plus important, et, s’il est valable aussi pour les matières juridiques, il est tout simplement vital en culture gé. On en voit certain(e)s se lancer dans des bouquins de huit cents pages ou dans la lecture de tout Balzac et Hugo pour se « construire une culture générale ».

Mais le but n’est pas de gagner la finale de Questions pour un champion ! On se fiche complètement de la réalité de la culture générale du candidat : il s’agit juste de faire illusion le temps d’une copie, et pour cela, pas besoin d’acquérir réellement une vaste culture gé.

Par contre, vous avez besoin d’exemples, de citations et d’arguments « tout prêts », réutilisables immédiatement et casables dans le plus de sujets possibles. C’est ce que j’aime appeler la théorie des « blocs de Lego » : en fonction du sujet, vous avez déjà vos arguments et vos exemples tout prêts à être resservis après une légère adaptation au sujet, comme on encastre un bloc de Lego.

Surtout, ne lisez jamais un livre en entier pour la culture générale ! J’en ai vu se lancer dans la lecture de Hobbes, Aron ou Tocqueville dans le texte… C’est la pire des pertes de temps. Aussi intéressants ces ouvrages soient-ils, ils vous demandent plusieurs heures de lecture, alors qu’au mieux ils ne vous fourniront qu’une poignée d’exemples, et encore, il n’est pas dit que vous puissiez les recaser dans votre copie le jour J. Le rapport temps investi/blocs de Lego obtenus est bien trop faible.

Regarder un film dans une optique de révision, à la rigueur, pourquoi pas : ça permet de se détendre en même temps. Mais lire un livre en entier (dans une optique de révisions hein, pas dans l’absolu), c’est jeter du temps par les fenêtres. Les seuls ouvrages que vous pouvez consulter avec profit sont certains manuels, et l’unique qui vaille selon moi la peine d’être lu in extenso est celui de Hugo Coniez, Éléments de culture générale. J’y reviens dans un article dédié.

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« Ne pas lire un livre en entier ? Quelles paroles de gloyeux, de traîne-ruisseau, de gougnafier ! »

2 – Mobilisez vos connaissances plutôt que de chercher à en acquérir de nouvelles à tout prix

Pourquoi s’embêter à creuser une mine d’or si on a déjà cinquante lingots entreposés sous son matelas ? Plutôt que de vouloir à tout prix acquérir de nouvelles connaissances, commencez par mobiliser celles que vous avez déjà.

Certes, pour faire une bonne copie de culture gé, il faut un certain nombre de connaissances, mais vous en avez probablement beaucoup plus que vous ne le pensez. Ceux qui ont fait des formations antérieures, notamment en lettres, sciences humaines ou en IEP n’ont pas d’excuses : en toute logique, vous disposez d’ores et déjà de références en nombre et en qualité suffisants.

Mais ça vaut aussi pour les autres. Vous êtes forcément allé(e)s au musée, au cinéma, ou avez lu des livres dans votre vie, même il y a longtemps… Il faut savoir aller chercher ces connaissances en soi, les « réactiver » pour pouvoir les mobiliser dans un devoir. De plus, les références en culture gé ne sont pas forcément issues de la littérature byzantine du VIème siècle. Beaucoup de domaines peuvent être mobilisés : pour faire le tri entre le bon grain et l’ivraie, voir mon article « Les exemples ».

Bref, avant de se lancer à corps perdu dans l’acquisition de nouvelles connaissances, pensez à mobiliser le magma de connaissances enfouies dans votre esprit.

3 – Ne pas se fixer d’objectifs impossibles

C’est un grand classique. On se fait son petit planning : « Allez, une heure pour relire cinq corrigés ». Et on est encore à l’intro du deuxième trois heures après. Dans les matières juridiques, c’est déjà pénible, mais en culture gé, si vous vous lancez dans des « listes de films à voir » ou de « livres à lire », vous allez droit vers un pétage de plombs.

Pour ne pas culpabiliser (et stresser), restez réaliste. Par exemple, il est important de ne pas perdre totalement le contact avec l’actualité, mais espérer pouvoir lire Le Monde tous les jours ou écouter deux heures de podcasts de France Culture chaque soir n’est pas un objectif réalisable. Sachez ne pas vous fixer d’objectifs hors d’atteinte !

4 – Prendre du « plaisir »

Là encore, c’est plus facile à dire qu’à faire. Dans le contexte d’une préparation à un concours, des choses que l’on aurait pris plaisir à découvrir « en temps normal » deviennent plus désagréables que marcher pieds nus sur un Lego.

Pourtant, si vous vous efforcez de développer un intérêt sincère pour la matière, en ne la voyant pas juste comme un mal nécessaire à votre réussite au concours, elle ne sera plus autant une souffrance. Personnellement, j’ai fini par trouver extrêmement stimulant de chercher à comprendre les grandes tendances sociétales et les évolutions de la société contemporaine. Et j’ai appris au passage des citations pour briller dans les diners mondains quand je serai juge de la mise en état au Puy-en-Velay.

Dans votre style, cela s’en ressentira : votre plume sera plus fluide, plus alerte. Le jury voit au bout de trois lignes le candidat qui souffre le martyre en écrivant, et celui s’efforce d’y insuffler de la vie. Bref, vous passerez de la copie propre (10-11-12) à la copie agréable, voire brillante (13, 14 et plus).

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Réactivons ensemble nos connaissances de collège-lycée. Qui est ce monsieur ? Si vous trouvez, vous gagnez l’intégrale de son œuvre en édition Pléiade.


Concrètement, comment réviser ?

Je vous propose maintenant quelques recommandations concrètes pour vous guider dans vos révisions et effectuer des progrès rapides et sûrs.

  • Faire deux « banques d’exemples » : c’est selon moi totalement indispensable. Au fur et à mesure de vos lectures et des corrigés, votre stock de références s’élargira peu à peu. Il est important de sélectionner les plus pertinentes et celles avec lesquelles vous vous sentez le plus à l’aise. Leur apprentissage doit être proche du par cœur : j’ai passé un temps fou à ressasser sans cesse les miennes jusqu’à les savoir sur le bout des doigts. Avec elles, vous aurez le matériau nécessaire pour vous tirer de toutes les situations.

  • Une banque de citations : quand vous ressortez une citation mot pour mot (ou presque, ça n’a pas besoin d’être à la virgule près), le jury sent ses paupières trembler d’émotion. Que ce soit en accroche, dans le corps du devoir ou en conclusion, la citation impressionne fortement le correcteur et vous distingue des autres candidat(e)s, car très peu de copies en utilisent. Elle vous fait passer du « Ouais, l’essentiel est là = 10, 11 » au 12, 13, 14, 15 et plus.

  • Une banque d’exemples : elle doit comprendre à la fois des ouvrages dont les thèses principales sont résumées en cinq lignes maximum (pas de fiche déguisée!), et des exemples littéraires et artistiques. Vous pouvez les classer par thème pour mieux vous repérer et pouvoir piocher dedans en fonction du sujet.

  • Lire des corrigés : lisez et imprégnez-vous des corrigés distribués par votre prépa, si vous en suivez une. Le cas échéant, vous pouvez vous rendre sur le site des principales prépas, qui ont mis en ligne les annales des sujets de concours en accès libre (par exemple ici et ici).

  • Bien relire vos copies : les annotations des correcteurs sont toujours précieuses. Si un de vos exemples a été gratifié d’un « B » ou « TB » dans la marge, il a gagné un aller simple dans votre banque d’exemples.

  • L’utilisation d’un (bon) manuel : vous allez finir par croire que je suis la cousine d’Hugo Coniez ou que je suis actionnaire de sa maison d’édition, mais à mes yeux, seules ses Questions de culture générale valent la peine d’être lues. Les autres manuels comprennent des exemples et des développements intéressants, mais sont organisés en grands domaines (« L’homme », « l’État »…). Le Coniez est rédigé sous forme de dissertations, avec des parties et des sous-parties ; je ne compte pas le nombre de fois où j’ai recasé sa douce prose presque à la virgule près dans une copie (#plagiat)…

Enfin, pour l’acquisition de connaissances « brutes » et le suivi de l’actualité, Internet sera votre meilleur ami. J’ai énormément utilisé Wikipedia, qui permet de se constituer des exemples très rapidement ou de creuser une référence vue en cours. C’est parfois léger dans certains domaines (philo, sciences politiques), mais excellent dans beaucoup d’autres (histoire, arts picturaux, cinéma).

Pour combler d’éventuelles lacunes en géographie et géopolitique, vous pouvez trouver sur le site d’Arte l’émission Le Dessous des cartes du regretté Jean-Christophe Victor. Les routes du pétrole au Moyen-Orient, la géopolitique de l’Amérique centrale, les métamorphoses de la Chine… : plus aucune région du monde ne vous sera inconnue.

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Si vous appréciez la voix berçante et les histoires d’Antoine Garapon, sachez que vous aurez le plaisir de le retrouver en cours au début de votre scolarité à l’ENM…

Si vous le pouvez, écoutez la radio : c’est le meilleur moyen d’améliorer sa culture générale sans même le chercher. Vous m’aurez compris, je parle plutôt de France Inter et France Culture que de la dernière émission de Cauet sur NRJ. Plus simple encore : vous pouvez retrouver les émissions qui vous intéressent en podcast et sélectionner celles dont le thème vous paraît le plus utile.

Esprit de justice, avec Antoine Garapon, alias le Dieu des magistrats, s’est malheureusement arrêtée mais les podcasts sont encore disponibles (pour l’instant…). L’émission a été recréée sous son titre originel, Le Bien commun, et est disponible à l’écoute sur Amicus Radio, une web-radio co-fondée par l’ami Garapon. Environ dix épisodes attendent sagement vos clics, en espérant que de nouveaux soient enregistrés très prochainement ! (Antoine, si tu lis ces lignes…)

Il existe également une « revue de culture générale » (le terme est étrange, on est d’accord), qui remporte un grand succès de librairie, se lit avec plaisir et peut vous mettre au point rapidement sur un bon nombre de thématiques sociales, historiques, économiques et culturelles : L’Éléphant. Partant du postulat que nous avons externalisé notre mémoire et notre culture gé dans les serveurs des géants de la Silicon Valley, ses auteurs invitent les citoyens à remplir à nouveau leur cerveau d’informations factuelles.


Une règle d’or pour terminer : si vous vous sentez à l’aise en culture générale et vous obtenez des notes satisfaisantes, ne perdez pas trop de temps à réviser. Concentrez-vous sur la méthode, et bossez davantage les matières juridiques. Si vous vous sentez moins à l’aise, pas d’acharnement : la réussite en culture gé dépend davantage d’un état d’esprit à saisir que de connaissances brutes à acquérir…

From ENM, with love


10 réflexions sur “Culture générale ENM – Comment réviser ?

  1. Bonjour, tout d’abord je voudrais vous féliciter pour ce blog qui permet vraiment d’éclairer sur beaucoup de points ceux qui se destinent à passer ce concours (dont je fais partie)
    Concernant la culture générale, je m’interroge sur ce vous entendez par « banque d’exemples » ce n’est pas clair dans ma tête… Et comment les classer ? Il y a tant de thèmes dans cette notion de culture générale… J’aurai encore des millions de questions sur à peu près tout et rien autour du concours, mais un commentaire ne parait pas approprié pour tout ça. Est-il possible de se contacter par un autre biais ? (E-mail?)

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    1. Bonjour à toi chère Désespérée, qui ne le sera bientôt plus j’espère! Mi-novembre ça fait un peu tôt pour être désespérée 🙂

      Merci de souligner ce point qui, s’il n’a pas été très clair pour toi, doit également ne pas l’être pour d’autres lecteurs/trices. Je pense faire prochainement un article spécial sur les banques d’exemples et de citations, où j’expliquerai de manière détaillée ce que j’entends par là. D’ores et déjà, pour clarifier les choses : ma banque d’exemples comportait diverses catégories et sous-catégories, comme « L’homme », « Etat/guerre/politique », « La France (démocratie, République) », « Société/libertés », « Environnement/santé », « Culture/arts/médias », « économie »… Quand une catégorie devient trop imposante, je la subdivise en sous-catégories.

      J’expliquerai tout (captures d’écran à l’appui) dans mon article détaillé. Pour les questions que tu as, tu peux m’écrire à fromenmwithlove@gmail.com. Bonne préparation à toi et merci pour tes remarques!

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  2. Merci beaucoup pour ce blog et pour cet article ! Je cherchais « éléments de culture générale » d’Hugo Coniez mais tout ce que je trouve c’est « Questions de culture générale », du même auteur. Est-ce qu’ils se valent ? Merci d’avance 🙂

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  3. Bonjour,
    Félicitations pour ton blog ! Pour la culture générale tu conseilles de ne pas lire les livres en entier pour être plus efficace. Mais penses-tu qu’il soit possible de ne pas lire les oeuvres du tout ? Je m’explique. L’idée serait de ne pas lire de livres du tout, mais d’apprendre les fiches de lecture qui se rapportent aux oeuvres en question, puis éventuellement compléter avec des conférences, podcasts etc.
    Penses-tu que cela est une bonne stratégie ou c’est trop risqué ?
    Merci d’avance !

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    1. Bonjour Aurélie et merci!

      Oui, en effet, j’aurais dû être plus précis(e) : rien ne servira pour l’épreuve de se plonger directement dans l’ouvrage. Apprendre des fiches de lecture glanées ça et là peut être une bonne solution, mais on peut plus simplement encore consigner les exemples les plus pertinents entendus en cours, ou trouvés dans le Coniez par exemple. Et compléter avec des conférences et/ou des podcasts risque de demander un peu trop de temps au regard des bénéfices espérés… Donc oui, cette méthode est la bonne et n’est pas risquée, bien au contraire : il faut se constituer une liste d’exemples et de citations toute prête pour permettre une réutilisation aisée dans la copie, sans passer des heures à parcourir des bouquins pour y puiser un demi-exemple…

      Bon courage à toi pour la suite de ta préparation!

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  4. Bonjour,
    J’ai une question relative à l’ouvrage d’Hugo Coniez. Après avoir lu quelques uns de ses sujets, je remarque que dans chaque sous-partie, voire dans chaque idée, il glisse de multiples références historiques (notamment périodes du Moyen-Âge et Révolution). Ma question est donc la suivante : est-ce réellement nécessaire d’insérer autant de références historiques ? Surtout, l’épreuve est intitulée « Connaissance et compréhension du monde contemporain », donc je me demande si on ne s’éloigne pas trop de l’aspect contemporain. J’ai cru comprendre qu’il était recommandé de concentrer les aspects historiques de la question en introduction, voire en première sous-partie mais pas au-delà. Pourrais-tu m’éclairer ?
    Te remerciant par avance,
    Laura

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    1. Bonjour Laura! Mille, que dis-je, dix mille excuses pour ce mois de retard avec lequel je réponds à ton commentaire…

      En effet, Hugo Coniez débute souvent ses dissertations par de longs paragraphes avec des références « non-contemporaines », mais je pense que c’est avant tout dans un but didactique : ses exemples visent à inculquer au lecteur la méthode de la dissertation, mais aussi quelques connaissances en passant. S’il est certain que l’épreuve nécessite de caser des connaissances tirées de l’actualité, donner de la hauteur de vue au devoir est absolument nécessaire, et ce genre d’exemples est parfait pour cela.

      Quant à la méthode, l’idéal est de « saupoudrer » des éléments contemporains partout dans le devoir, pour éviter la copie chronologique, mais il n’y a pas de dogme absolu en la matière. Et j’ajoute que si Coniez utilise en effet beaucoup de références historiques, il mobilise également beaucoup d’exemples littéraires qui peuvent être appris par cœur et recrachés tout crus dans une dissert’. Pour résumer : les dissertations de Coniez sont excellentes dans leur « esprit », dans leur « ton », mais sont trop longues et comportent trop d’exemples pour espérer être reproduites telles quelles.

      En espérant avoir été à peu près clair(e), bonnes révisions de culture gé à toi!

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