Les épreuves écrites du concours de l’ENM, ça se passe comment ?

 

Salut à tous / toutes !

 

            Moment crucial s’il en est de la préparation au concours de l’ENM, les épreuves écrites donnent fréquemment lieu à un grand nombre d’interrogations auxquelles les étudiant(e)s n’ont souvent pas de réponse, à moins de connaître de valeureux redoublants ou de faire soi-même partie de cette caste bénie des dieux.

Les écrits sont suffisamment source d’angoisse en eux-mêmes pour encore en rajouter avec des questions pratiques – certes bien légitimes. Où ça se passe ? A quoi ressemble la salle, quelle est la configuration du lieu ? Que peut-on et que doit-on apporter avec soi le jour du concours ? Autant de questions qui peuvent sembler anodines mais auxquelles une réponse permet parfois d’arriver plus serein le jour J. Je vais donc tenter d’y répondre de la manière la plus exhaustive possible !

Pour ma part, j’ai composé au centre d’examen de Paris, qui se trouvait à l’espace Charenton, dans le 12ème arrondissement. La description des lieux et du déroulement des épreuves se base donc sur mon expérience personnelle : elle sera sans doute légèrement différente si vous passez les épreuves dans un centre d’examen en régions, mais le protocole et la réglementation sont les mêmes partout.

Le délicieux Espace Charenton et ses tables alignées façon « cimetière militaire ». Impressionnant la première fois, vous aurez presque envie d’y passer vos vacances à la fin de la semaine.


Comment ça se passe concrètement

L’aventure débute à l’Espace Charenton, une sorte de parc des expositions situé au 327, rue de Charenton dans le 12ème arrondissement. Il est situé à même pas une minute à pieds du métro 8 et du tram 3a, ce qui est impeccable : à la fin des épreuves, on en repart aussi vite qu’on y est venu.

L’endroit est assez isolé : pas grand chose autour, hormis un petit cimetière assez joli (pour ceux aiment les balades pré-épreuves) et des voies ferrées. Les forçats de la prépa candidats attendent généralement devant le centre, sur des bancs complètement défoncés, ou sur les trottoirs cosy de la rue Théodore Hamont, juste à côté. Pour ceux qui auraient un petit creux ou oublié d’apporter les denrées alimentaires nécessaires, un Franprix se trouve à deux minutes de marche derrière le centre, rue des Meuniers.

Tout le monde attend donc planté devant et autour du centre. C’est l’occasion de vivre de grands moments, de belles rencontres avec certains dont les chevilles risquaient de ne pas pouvoir franchir la porte pourtant large de l’espace Charenton. Instant vécu : « Ouais moi je lis Dalloz Actualité tous les jours ». Essayez de repérer le nom des auteurs de ce genre d’intimidations à deux balles, et cherchez-les sur la liste d’admissibilité : généralement on se marre bien.

Après un contrôle Vigipirate rapide « bonjour-convocation-ouvertureuh-des-sacs-sivouplé », entrée dans l’arène la salle d’examen (voir photo : elle est-y pas belle ?) à faveur d’une petite pente recouverte de lino vert. L’intérieur de la salle est tout propre comme il faut, rien à redire de ce côté-là. Les chaises aussi sont plutôt confortables, avec un dossier agréable, ce qui rend les quelques 22 heures que vous passerez dessus moins pénibles.

En tant que présidente de la FATB (Fédération des angoissé(e)s de la table bancale), je prends le problème des tables branlantes très au sérieux. Chaque année, des dizaines d’étudiants doivent composer sur des pupitres défoncés dont la stabilité n’a d’égal que celle d’un chat à qui on a mis des rollers (regardez sur Youtube, c’est rigolo).

Plus sérieusement, le problème est connu des appariteurs. Si votre table bouge, n’hésitez pas et allez voir un des surveillants, qui vous donnera du papier pour stabiliser votre lieu de vie pour la semaine.

Voir 900 tables alignées façon militaire, c’est assez impressionnant mais on s’y fait vite. Les copies sont déjà posées dessus, avec du brouillon. Bon à savoir, seule la première feuille double dispose de lignes horizontales : les feuilles intercalaires sont entièrement blanches, mais vous pouvez tracer des lignes au crayon avant le début de l’épreuve ou pendant. La technique du petit malin : mettre la première feuille en dessous pour voir les lignes en surbrillance. Les candidats disposant d’un tiers-temps composent quant à eux à l’arrière de la salle, sous la surveillance d’un appariteur.

Niveau température, c’est parfait. La salle est bien climatisée, ni trop chaud, ni trop froid : bref, vous pouvez vous mettre à l’aise dans la tenue que vous estimez être la plus adéquate pour composer. De mémoire, il y avait environ cinq ou six mecs venus en costard-cravate… Si l’objectif était de remporter le titre du candidat le mieux sapé, c’est réussi, mais par contre quant au confort pour se taper une dissertation de droit civil… Enfin, c’est traditionnel dans les concours, les sacs doivent être déposés au fond de la salle pour éviter que les aspirants magistrats ne soient tentés de dégainer l’Iphone en pleine épreuve pour chercher la date de l’arrêt « Bac d’Eloka ».

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Raisins, abricots secs, noix, Oreo, Pépitos, Prince, Kinder Bueno, Orangina : un(e) candidat(e) performant(e) est un candidat(e) bien nourri(e).

Que peut-on emporter sur sa table ?

Les consignes sont peu claires là-dessus, mais concrètement, à part les armes à feu, les matières inflammables et les chiens de quatrième catégorie, vous pouvez à peu près tout apporter avec vous le jour du concours. Faisons ensemble le tour de ce que vous pouvez et surtout de ce que vous devez emporter.

  • Les boulès Quiès. Elles sont autorisées (heureusement), et tous les types. En mousse, de couleur, moulées ou non, il y en a pour toutes les noreilles. Personnellement, j’ai adopté celles en cire, parce qu’on arriverait à dormir même avec un concert de Nirvana à côté en les mettant.
  • De la nourriture. Oui, il faut impérativement apporter de l’eau et de la bouffe avec soi, même si l’on ne mange pas habituellement durant les épreuves. Personne n’est à l’abri d’un petit coup de barre et vous serez bien heureux(se) d’avoir votre garde-manger avec vous à ce moment-là. Au pire, vous ne le consommerez pas. Inutile d’apporter un réchaud Butagaz avec le reste du pot-au-feu dominical, mais des fruits secs, des noix, des gâteaux et une canette de Coca vous seront d’un grand secours.
  • Vos quatre codes. Indispensables comme vous vous en doutez, ils peuvent être surlignés mais ne doivent pas comporter de post-its, de sous-lignage ou d’annotations. Une vérification d’environ une seconde et demi est effectuée par un surveillant, donc n’ayez crainte si vous avez deux ou trois pages annotées : il faudrait un œil de lynx pour parvenir à les dénicher.
  • Des textes de loi ou décrets. L’ENM autorise les élèves à apporter des textes de loi ou des décrets tirés de Légifrance. Les documents doivent impérativement avoir été imprimés à partir d’un fichier pdf (disponible sur le site), et non depuis un document word. A mon humble avis, il est totalement inutile de les apporter : les chances pour que vous puissiez utiliser les documents amenés sont extrêmement minces, et vous risqueriez même de vous paumer dans votre réflexion en voulant à tout prix les utiliser.
  • Une montre. Il vous en faut absolument une, pour une bonne et simple raison : il n’y a que deux (petites) horloges pour toute la salle, et vous pouvez n’en voir aucune si vous êtes placés derrière un poteau. Sortez donc vos Rolex et Breitling pour à la fois épater le voisin et surtout ne pas devoir vous lever tous les quarts d’heure pour vous approcher des horloges devant les yeux étonnés des surveillants.
  • Une règle. C’est facultatif : il n’en faut une que si vous comptez tracer des lignes horizontales sur vos copies intercalaires.

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La photo du sergent-chef greffier en chef chargé de superviser le déroulement des épreuves. Téléphones portables, regards vers le voisin, tentatives de gratter trente secondes à la fin : il a le rapport facile et il ne laissera rien passer.

Le premier jour

Le lundi, un(e) haut(e) magistrat(e) vient vous faire un petit discours de bienvenue ; c’est généralement le président de la cour d’appel du lieu du centre d’examen. « Beau métier… », « belles fonctions que celles de juger… », le blabla habituel. Il procède ensuite au tirage au sort par une main innocente de la lettre qui déterminera l’ordre de passage des candidats lors des oraux. Il prend quelqu’un assis au premier rang et lui fait tirer une lettre de Scrabble dans un petit sac en tissu. Il passe ensuite le micro au directeur de greffe de la cour d’appel, qui se charge de superviser le déroulement des épreuves et de donner les instructions aux surveillants.

Lui, il n’est pas là pour rigoler. Il ferait trembler Sylvester Stallone avec ses instructions : « Le premier ou la première que je chope en train de tricher, c’est dehors direct, c’est bien clair ? ». Coup de pression. « Si j’en trouve un seul, ne serait-ce qu’un seul qui sort son portable avant la fin de l’épreuve, je fais un rapport. Et quand je fais un rapport… et ben je peux vous dire que vous ne voulez pas savoir ce qui arrive quand je fais un rapport ».

Bref, le greffier en chef veille au grain ; je dis ça pour ceux qui auraient été tentés de tricher, probablement très nombreux au concours de l’Ecole nationale de la magistrature. Blague à part, pour les portables, ce n’est pas que des paroles en l’air : j’ai vu notre cerbère en chef choper les smartphones de malheureux qui voulaient envoyer un petit sms alors que toutes les copies n’avaient pas encore été ramassées.

Le premier jour, l’ambiance pourrait clairement être meilleure. Tout le monde attend en silence en regardant dans le vide, à moins d’avoir un(e) ami(e) à proximité à qui faire risette. Le concours avançant, on prend la confiance : on jette son sac négligemment, on essaie de lancer des raisins secs directement dans sa bouche, on tente de petites discussions avec les voisins pour changer de l’ambiance western des débuts.

On remarque aussi avec un plaisir coupable le nombre impressionnant de tables vides

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Photo prise à l’Espace Charenton le lundi matin avant l’épreuve de culture générale, entre l’allée J et K.

Les conditions de passage des épreuves

Le sergent-greffier en chef fait distribuer les sujets. Le premier jour, ça fout un bon coup de stress, mais les jours suivants on vit le moment avec beaucoup plus de philosophie. Ils sont bien sûr retournés, mais qui n’a jamais regardé l’intitulé en transparence comme un petit filou ?

A l’heure pile, le greffier autorise les malheureux candidats à retourner la feuille. Il donne lecture intégrale du sujet. Les cas pratiques sont lus en entier, ce qui est un peu pénible sachant qu’on ne dispose que de deux pauvres heures pour les traiter…

C’est parti pour la composition ! Rien de spécial à vous signaler, si ce n’est qu’il faut lever la main pour obtenir de nouvelles copies, ou se lever pour aller aux toilettes. A Paris, il en y a deux à l’avant, près de la table des surveillants, et un à l’arrière de la salle. Ils sont très propres et vous aurez même droit à de la bonne eau fraiche pour remplir vos bouteilles.

A la fin du temps de composition, bien sûr, on doit se lever et reboucher son stylo, tel le cuisinier sermonné par Stéphane Rotenberg dans Top Chef (#onlevelesmains). Arrive le meilleur moment : attendre debout comme des piquets que les copies soient recomptées et qu’enfin notre liberté nous soit rendue.

En résumé – je ne parle ici que pour le centre d’examen de Paris -, tout est réuni pour vous permettre de livrer le meilleur de vous-même. On a tous vécu des concours ou des examens dans des vieux hangars pourris, où il faisait trop chaud ou froid. Même si en régions, la salle doit être plus petite et l’ambiance plus conviviale, on passe les épreuves écrites dans des conditions tout à fait satisfaisantes !

J’ai essayé d’être exhaustif dans cet article, mais si vous avez une question, ou que vous avez déjà vécu les écrits et que vous pensez que j’ai oublié de mentionner quelque chose, faites-moi signe en commentaire !

From ENM, with love


19 réflexions sur “Les épreuves écrites du concours de l’ENM, ça se passe comment ?

  1. Génial ton « blog ». Tu écris très bien. Au plaisir de lire tes futurs articles (tutoiement de mise non, sur un blog?). Je me visualise le jour J (alors que je ne le passerai qu’en 2018…) c’est dire !

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    1. Merci à toi Maria! Le tutoiement est bien entendu de rigueur entre camarades de préparation et peut-être futures collègues! Le blog devrait comporter davantage d’articles encore pour t’accompagner dans ta préparation à partir de la fin de l’année… Bonne continuation!

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  2. Bonjour,
    Merci pour votre blog, il est vraiment chouette!
    J’avais une question, s’agissant du tirage au sort de la lettre, le jury vous donne t il le résultat immédiatement à Paris?
    Au plaisir de vous lire
    Sophia

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour et merci! Oui, le résultat est donné immédiatement : le greffier en chef invite quelqu’un au premier rang à choisir une lettre de Scrabble dans un petit sac. La main innocente ressort la lettre et le greffier l’annonce à haute voix. Pour cette année, c’est la lettre E!

      Bon courage pour la suite des écrits!

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  3. Bonjour, je suis également auditeur/auditrice de justice (promo 2017). J’ai rédigé un article (assez long) qui se veut un témoignage à la fois descriptif et critique à propos du concours (écrits comme oraux). Serais-tu intéressé(e) à ce que je te le transmette en vue d’une éventuelle publication sur ton blog (en tant que premier invité mystère) ? Bon dimanche !

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  4. Bonjour,
    En pleine préparation du concours, un tel article rassure quelques peu et permet de mieux visualiser comment cela va se passer !! J’ai cependant une question, qui pourra sembler ridicule, mais n’ayant eu aucune réponse de ma prépa je me lance ! Les Codes dont nous nous sommes servis durant nos 5 années de Fac, à jour bien évidemment, sont’ ils ceux autorisés le jour J?

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    1. Bonjour Stéphanie! Aucune question n’est ridicule et c’est avec plaisir que j’y réponds!

      Les codes que tu pourras utiliser le jour des épreuves écrites sont ceux que tu utilises probablement actuellement : éditions Dalloz ou LexisNexis, à jour ou pas, avec couverture en papier ou plastifiée (plus chic !). Ils peuvent être surlignés et soulignés au crayon de papier, mais ne doivent pas comprendre de mentions écrites. Un « contrôle » est effectué, mais c’est un appariteur qui passe dans les rangs et a cent codes à vérifier en dix minutes, donc autant te dire que ce n’est pas le FBI… Si tu as annoté ton code, efface à la gomme et ce sera nickel.

      Bon courage à toi pour la suite de la préparation!

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      1. Bonjour, bonjour,

        Je continue avec les questions un peu bêtes mais autant se libérer l’esprit et ne pas se stresser pour rien. Mes codes sont des Dalloz avec écrit « annoté » sur la couverture. J’ai le droit de les utiliser ? Ou vu qu’il y a écrit annoté ce n’est pas possible et il faut que je m’en procure d’autres ?

        Merci !

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      2. Re-re-bonjour Charlie!

        Pas de questions bêtes ici! Oui, tu peux utiliser ton code annoté : tous les codes sont annotés (il s’agit des jurisprudences sous les articles), et les seuls codes interdits sont les codes commentés (qui coûtent un bras et comportent des analyses juridiques sous les articles les plus importants). Je vais rajouter ta question dans mon article FAQ sur les écrits. Bon courage à toi!

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  5. Bonjour,
    Même si ce témoignage stimulant concerne le concours classique, sauriez-vous m’indiquer si les Codes sont admis aux épreuves du concours complémentaire (il ne me semble pas comme je n’en ai trouvé aucune mention expresse, mais les épreuves sont de droit civil et pénal, alors j’ai un doute…)

    Merci

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    1. Bonjour Val!

      A vrai dire, je ne peux répondre à cette question avec une certitude absolue, mais j’imagine que oui, ce serait très compliqué (et pas très malin) d’imposer aux candidat(e)s de composer à partir de souvenirs vagues… Je suis sûr(e) à 98%, et je pense que s’ils étaient au contraire interdits, c’est cela qui serait précisé. Bon courage pour le concours!

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  6. Bonjour, les épreuves écrites s’achèvent et je ne savais pas trop où placer ce commentaire, mais un grand merci pour ce blog que j’ai lu et relu durant l’année de préparation et même à quelques jours encore des écrits ! tu m’as aidé à relativiser et il le fallait bien pour cette session 2018 ! En espérant pouvoir continuer à te lire afin de me préparer aux épreuves orales désormais 🙂

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    1. Bonjour Anaïs, et un grand merci à toi! Je suis ravi(e) de savoir que mon objectif est atteint, si mes articles ont pu t’aider à bien te préparer et à surmonter la difficulté des épreuves écrites! J’écrirai de nouveaux articles prochainement, même si j’ai déjà quasiment tout dit sur les oraux, et j’espère qu’ils te permettront de ne pas passer un trop mauvais été… Bonne préparation à toi, après un repos bien mérité!

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  7. Hello, merci pour tout déjà.

    Petite question : les feuilles sont-elles quadrillées ? J’entends par là : doit-on tracer des lignes ou bien les copies sont-elles d’ores et déjà lignées ?

    Merci infiniment,

    Laura

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    1. Salut,

      Effectivement dans les développements de ton article tu précises que les copies intercalaires ne sont pas lignées.

      Es-tu bien sûre que c’est encore le cas ?

      Respectueusement;

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      1. Bonjour Laura et Roc&Rôle!

        Je vous réponds d’un coup d’un seul : quand j’ai passé les écrits, c’est-à-dire en juin 2016, oui, les copies qui nous étaient données étaient blanches comme neige. Il était bien possible d’en faire ce qu’on voulait : tracer des lignes au crayon de papier avant le début de l’épreuve, ou plus simplement, placer une feuille avec des lignes en dessous pour les voir à travers. Par contre, j’avoue que je ne sais pas si les choses ont évolué et si l’ENM gratifie désormais les candidat(e)s de copies quadrillées… Il faudrait que je me renseigne là-dessus! Dans tous les cas, même si ça peut paraître inquiétant de voir ses repères un peu déstabilisés, ça n’a absolument aucune importance et on y pense plus deux secondes après le début de l’épreuve… Bonne préparation rock’n’roll à vous deux!

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  8. Je te remercie infiniment pour tes articles. Je prépare le concours pour la première fois et je viens régulièrement y trouver un peu de réconfort et de motivation !
    J’aurai aimé savoir quelle été ta semaine type lorsque tu as préparé le concours. Est ce que tu travaillais tous les jours ?
    Bonne soirée à toi !

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    1. Bonjour Mona!

      Je reprends en partie ce que j’ai répondu à une autre lectrice sous un autre article : en semaine, hors périodes de cours (durant lesquelles je n’arrivais pas à travailler le soir), je révisais en bibliothèque de 9h30 à 12h30, puis de 14h à 19h, avec plusieurs pauses entre bien sûr. Idem le samedi, mais je ne suis jamais parvenu(e) à bosser le dimanche. Je précise que je suis totalement incapable de travailler chez moi, pour cause d’absence de discipline mentale et de procrastination massive. Ma particularité par rapport à mes camarades forçat(e)s, et désormais tous et toutes auditeurs/trices, c’est que je révisais au minimum deux, mais le plus souvent trois matières par jour. Je n’arrive pas à faire plus de trois heures d’une matière : au-delà ça ne rentre plus, et j’ai naturellement besoin de changer d’air, si je puis dire. Voilà en gros mon mode de fonctionnement, tout en sachant qu’il ne faut jamais s’autoflageller : une mauvais matinée ou après-midi de révisions, ça arrive parfois, et on est pas le dernier des blaireaux si on a eu un petit coup de mou.

      J’ajoute que je faisais assez peu de culture gé. En gros, pour te donner une idée de ce à quoi pouvait ressembler une journée-type : une matinée de droit civil, puis un sandwich glané ça ou là, deux heures de lecture de corrigés de pénal pour rédiger, et une fin d’après-midi avec du public ou mon polycopié de pénal. Bonnes révisions à toi!

      J'aime

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