Culture générale ENM – Dans la tête du correcteur

Salut à toutes et à tous !

Pour tout déchirer le jour du concours, il est important de bien comprendre quelles sont les attentes du jury dans chaque matière : c’est la clé qui permet de mettre au point une méthodologie efficace et d’organiser ses révisions. « Si l’épreuve pas bien tu ne comprends, tes révisions pas utiles ne te seront » (Confucius, 551-479 av. J.-C.).

Trêve de sagesse chinoise. Dans cet article, je me hasarde donc à une analyse du fonctionnement cérébral du correcteur, afin que vous puissiez lui fournir ce qu’il attend et éviter d’écrire ce qu’il n’attend pas. Ces petits conseils sont destinés à vous faire sortir du lot des autres candidats, par la seule compréhension de la philosophie de l’épreuve : j’espère qu’ils vous permettront de progresser rapidement !

sun-tzu-statue

« Si tu connais ton ennemi et toi-même, tu gagneras cent batailles. Si tu connais mal ton ennemi, pour chaque victoire, tu subiras également une défaite ».

Sun Tzu, L’Art de la guerre (VIe siècle av. J-C)


Qui est le correcteur-type ?

Tout d’abord, commençons par faire connaissance avec notre cher correcteur-type de l’épreuve de culture gé. Naturellement, comme mes profils de candidats dans mon article sur les non-juristes, je me base sur mes observations et les infos données par mes profs de prépa ; ça vaut ce que ça vaut…

Le correcteur-type de culture gé est un(e) magistrat(e) plutôt jeune (entendez par là quarante ans ou moins), au profil varié : c’est de loin l’épreuve que les correcteurs préfèrent se farcir, donc tous types de juges et procureurs se pressent au portillon. En même temps, comment ne pas les comprendre : personnellement, j’ai vite choisi entre une dissert’ sur le terrorisme et un cas pratique de civil sur le droit bancaire… (#promo2015). Les jeunes magistrats qui corrigent pour la première fois le concours commencent généralement par cette épreuve, sans doute plus facile à appréhender.

Bref, vous l’aurez compris, dans la mesure où il s’agit de la seule matière pour laquelle l’ENM ne galère pas à trouver des correcteurs, le correcteur peut très bien être un tout frais sorti d’école ou un vieux briscard que même Pierre Truche regarderait avec respect. Toutefois, on peut leur trouver quelques traits communs, qui influenceront la manière dont vous allez devoir aborder l’épreuve :

  • Des « réacs de gauche » : en gros, imaginez-vous être corrigés par Fabrice Luchini. Ils lisent Le Monde et Le 1 mais détestent le politiquement correct. Ils se disent ouverts d’esprit, mais bon tout fout le camp quand même, y a plus de valeurs, les jeunes ne lisent plus, tout ça. D’où leur aversion pour les fautes d’orthographe (dans le rapport du jury chaque année). Ils dévorent Houellebecq, Philippe Muray ou Finkielkraut. En somme, ils ne supportent pas la pensée molle, l’effet « robinet d’eau tiède » et le « prêt-à-penser » : d’où la nécessité de « sortir de la masse » des candidats en faisant preuve d’originalité.
  • Des bourgeois curieux : pour la plupart parisiens ou lyonnais, ils s’intéressent aux arts dans leur diversité. Ils ont les entrées coupe-file pour les expos du Grand Palais et du Centre Pompidou. Ils vont voir les films primés à Cannes et les principales sorties du cinéma d’auteur : évoquer le dernier Almodovar ou la dernière exposition en ville est du meilleur effet ; vous vous y êtes peut-être d’ailleurs croisés sans le savoir.

fabrice_luchini_2013

Exclusif ! Voici la photo d’un correcteur du concours de l’ENM prise sur le vif. Réac mais pas trop, de gauche mais pas trop, ouvert d’esprit mais pas trop : faites-le voyager, s’évader, découvrir de nouvelles choses.


Ce que le correcteur attend

 

– De l’évasion et de la surprise. Les magistrats vous corrigeront en dehors de leur temps de travail, donc de nuit, avec un de multiples cafés expresso pour tenir. Surprenez-les au milieu de leurs dossiers, faites-les voyager, faites-leur même découvrir des auteurs, des films, des références ! En quelque sorte, tentez de leur faire plaisir en ne rendant pas la même copie que tout le monde. Pour cela, vous pouvez utiliser une large palette d’exemples pour varier du triptyque « histoire-philo-sciences politiques ». Cinéma, arts picturaux, littérature : faites feu de tout bois ! Avec des exemples tirés de domaines encore plus rarement vus par les correcteurs (économie, architecture, et même sciences exactes si vous le sentez), vous allez les faire tomber amoureux de vous.

Dans le meilleur des cas, si vous disposez des exemples nécessaires et que vous vous sentez en forme, vous pouvez tenter d’émouvoir le jury ou – mais c’est plus risqué – de le faire sourire – n’espérez faire se tordre de rire le correcteur déjà à son cinquième café après seulement cinq copies corrigées. Petite illustration d’un exemple destiné à tirer la larmichette du jury : dans Le Premier homme, Camus raconte s’être rendu sur la tombe de son père et avoir fondu en larmes en s’apercevant qu’il était désormais plus âgé que son père lors de sa mort (snif snif). En insufflant une dose (modérée) d’émotion dans le devoir, on peut espérer gonfler la note et aller tutoyer le 15, 16 voire plus !

En somme, vous l’aurez compris, il faut donner l’impression que vous avez une vie secrète d’intello en plus de la prépa, que vous n’êtes pas l’étudiant-type, tête dans le guidon, mais un « magistrat humaniste, ouvert sur le monde »… (formule du vénérable Xavier Ronsin dans une interview en 2013). Bien sûr, c’est artificiel, car vous ne pouvez pas matériellement lire tous les auteurs que vous citerez. Mais le jury n’est pas dupe : contentez-vous de donner l’impression que vous maitrisez les références que vous évoquez (on y reviendra).

– Un lien avec la société contemporaine. Autre redite dans les rapports du jury chaque année : les correcteurs se plaignent que les candidats traitent l’épreuve de « composition sur la société contemporaine » comme une épreuve de culture générale classique. Plutôt que de dérouler une suite d’exemples « purs », sans lien avec la société contemporaine, assurez-vous de bien les relier à l’actualité. N’hésitez pas à utiliser des exemples concrets, qui peuvent sembler évidents ou banals mais qui peuvent très bien entrer dans votre devoir (ex. : la construction d’un bâtiment, une tradition ou une coutume…).

– Une pensée propre. Vous pouvez avoir de sales pensées, mais au moins qu’elles vous soient propres (j’ai déjà fait mieux…). Le jury le répète d’année en année, et a l’air de le sanctionner particulièrement depuis 2015 et la montée en puissance des prépas privées : les plans tout faits issus d’un cours ou d’un manuel seront mal notés. C’est un peu hypocrite de sa part d’espérer que chaque élève réinvente le traitement de la question posée, mais bon, il faut s’y plier. Si le sujet correspond à un devoir que vous avez déjà fait ou lu, essayez de vous en détacher le plus possible.

– Des auteurs chéris. Ce n’est pas à proprement parler une « attente » du jury, mais certains auteurs à la mode lui permettront de se sentir dans ses petits chaussons, de lui donner le sentiment que vous appartenez au même monde que lui (vous me direz, vous allez bientôt faire le même métier…). Bien sûr, comme tout, il ne s’agit pas d’en abuser. Les têtes d’affiche sont, pour les disparus : Cioran, Muray, Debord, Lévi-Strauss, Braudel, Ulrich Beck ; pour les vivants (mais plus pour très longtemps), Gauchet, Debray, Attali, Todd, Jean Clair, Fumaroli, Bruckner, Manent, Badiou, Kepel ou encore Lipovetsky. En tapant dans cette quinzaine de noms, c’est comme avec les pochettes-cadeau de la Française des jeux : « vous êtes sûrs de faire plaisir ».

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« Me citer dans ta copie de culture gé ? / En voilà une mauvaise idée. / Les correcteurs auront les nerfs / Tu vas te prendre la misère ».

Le rappeur Booba dans son titre Rue des frères Bonie.


Ce que le correcteur ne veut pas lire

– Un étalage de références littéraires ou philosophiques. C’est le corollaire de la nécessité de relier le devoir à l’actualité : il faut sans cesse se rappeler à l’esprit qu’il s’agit d’une composition sur la société contemporaine et non d’une « dissertation de culture générale ». Faire débouler l’avalanche avec Tocqueville, Rousseau, Kant et l’inévitable Samuel Huntington, puis les meilleures vannes de Platon, Racine, Victor Hugo et Flaubert, cela vous fera certes passer pour un candidat érudit, mais ne vous attirera pas une très bonne note. « Saupoudrez » des années 2000 dans tout le devoir.

– Des erreurs « impardonnables » (selon le jury). Si entre djeun’s on tolèrerait volontiers certaines lacunes de culture gé, des correcteurs un peu « vieille école » formés façon Troisième République vous en voudront davantage. C’est bien le signe que tout fout le camp chez la jeunesse, pas vrai Raymond ! En histoire ou en géographie notamment, essayez de ne pas vous planter sur des dates-clés ou sur le territoire français. Le rapport du jury 2015 a entre autres mis dans son Hall of Fame les méconnaissances sur la Seconde Guerre mondiale (qui tient particulièrement à cœur au jury, dont la plupart des membres l’ont vécue), et un admissible qui a fait tout un exposé sur la Guyane en ayant pour sujet « La France dans l’Océan Pacifique ».

– Les fautes d’orthographe, notamment aux noms propres. Chaque année, le couplet revient et prouve une fois de plus au jury que « les-jeunes-ne-lisent-plus-tu-te-rends-compte-Martine ». Chacun a le niveau qu’il a en orthographe et nul n’est tenu d’écrire comme Proust, mais prenez garde au moins à l’orthographe des noms propres. Un patronyme écorché prouve par A + B que vous n’avez pas lu les auteurs que vous mentionnez (même si c’est évident bien sûr), et attire les foudres du correcteur.

« Mon pote le correcteur », un jeune magistrat qui m’a raconté son expérience de correcteur en 2014, a concédé qu’il est dur de mettre plus de la moyenne à une copie citant Raymond Haron, Claude Monnet ou Jean Monet…

– Les références trop chelou. [Je reviens plus en détail sur la question des références dans un article intitulé : Les exemples] Cela ne vous aura pas échappé, le jury attend de l’originalité et des références variées, mais dans des proportions raisonnables. Certaines références sont à manier avec précaution voire à ne pas utiliser du tout selon moi. De manière générale, évitez la pop culture dans son ensemble, des séries aux mangas en passant par les jeux vidéo et Star Wars : beaucoup trop risqué. Le bénéfice que vous pourriez espérer tirer d’une telle référence ne vaut pas du tout le risque que vous prenez d’être corrigé par un binôme de correcteurs de type « Catherine et Liliane ».

Idem pour le rap et la chanson française. Certains profs de prépa assurent que ça peut le faire, mais j’ai là aussi quelques craintes. Oui, c’est différent, oui, parfois les propos de la chanson illustrent bien l’idée que vous avez développé, mais là encore le risque est trop grand. Des correcteurs n’hésiteront pas à mettre directement en dessous de 8 s’ils voient La Fouine, Booba et autres Kaaris pointer le bout de leur flow. Du rap « conscient » du genre Abd Al Malik, Youssoupha ou MC Solaar ? C’est toujours non : la distinction est bien trop subtile pour le jury.

Anecdote véridique de « mon pote le correcteur » : un(e) étudiant(e) qui a cité Michel Delpech dans le devoir sur « Identité collective et identité individuelle » en 2014. Avec les paroles et tout et tout : « On dirait qu’ca t’gêne de marcher dans la boue »… Couillu.

– Les références trop vues. Règle d’or : si en écrivant, un exemple vous semble trop évident, c’est qu’il l’est sans doute. Certains exemples sont objectivement de bonne qualité, mais ont tout simplement été beaucoup trop utilisés par les candidats au fil des années. Champion toutes catégories : Pierre Rosanvallon. Les correcteurs en ont tout simplement marre de lui, bien que ses ouvrages soient pourtant très utiles dans la plupart des sujets : ne l’utilisez vraiment que si c’est approprié, et si possible pas dans la dernière sous-partie du devoir (je sais, dur de résister à la tentation…).

pierre-rosanvallon

Il nous a toutes fait craquer avec son blouson en velours côtelé jaune et son regard de tombeur. Mais le jury n’en peut plus des citations de Pierre Rosanvallon.

– Le robinet d’eau tiède et le politiquement correct. Évitez de donner le sentiment qu’il y a un éléphant au milieu de la pièce : sur un sujet un peu sensible, s’il y a des choses même un peu « limites » à dire, dites-les. Mais faites-le avec tact. C’est un exercice parfois difficile. Le sujet de 2016 (« La société française face aux défis du terrorisme ») pouvait vite conduire à des dérapages crypto-islamophobes. Bref, ça coule de source, mais n’évitez pas les sujets qui fâchent, sans non plus mettre totalement les pieds dans le plat.

– Les propos polémiques. C’est le contraire du robinet d’eau tiède : s’il faut défendre des points de vue tranchés, même un peu « réacs » ou anticonformistes, il ne faut pas verser dans l’excès. Ne vous risquez pas à citer des auteurs polémiques comme Zemmour, Renaud Camus, Alain Soral ou d’autres. Idem, aucune mention d’un homme ou d’une femme politique en activité. Exit les Sarkozy, Hollande, Fillon, Mélenchon, Le Pen. Une figure politique n’est citable que si elle est morte ou définitivement retirée de la vie politique : vous pouvez vous faire plaisir avec Mitterrand, De Gaulle ou Chirac (en les citant hein, on s’est compris). Enfin, polémique suprême : ne vous avisez en aucun cas d’aborder les deux tabous que sont l’affaire du « mur des cons » et l’affaire d’Outreau. Plaies encore ouvertes pour le corps de la magistrature, ce sont des références qui ne peuvent rien vous apporter d’autre que l’ire du correcteur.

– Un style douteux. Ce n’est pas une œuvre littéraire, juste une copie de bon élève : je reprends la belle formule d’Hugo Coniez qui écrit que « les concours supposent avant tout une solide médiocrité »… Les emphases, les tournures de style excentriques et les jugements de valeur (« magnifique », « célèbre », « fameux »…) sont à proscrire.

            Avec de l’entrainement et de l’attention, on évite généralement des erreurs basiques : cela ne change pas tout, mais ça permet déjà d’être considéré a priori comme un bon candidat par le correcteur. J’espère que cette plongée dans la tête du correcteur de culture gé vous aura permis de mieux cerner la nature de l’épreuve, avant de se pencher plus avant sur une méthodologie de rédaction que je vous suggérerai dans un prochain article !

From ENM, with love

En bonus : les annales des sujets depuis 1975 (Marc Trévidic avait dix ans)

2018: Comment s’expriment, selon vous, les besoins et les réalités de la solidarité dans la société française contemporaine ? Des exemples concrets viendront étayer votre réflexion.
2017:
La vérité est-elle un impératif dans la société française contemporaine ?
2016:
 La société française face aux défis du terrorisme
2015: La fin de la violence ?
2014: Identité collective et identité individuelle
2013: L’eau
2012: Quel avenir pour les frontières ?
2011: Défiance méfiance ou confiance dans la société contemporaine
2010: Qu’attendre de l’État aujourd’hui ?
2009: Les chances de réussite dans la société contemporaine
2008: La beauté sauvera-t-elle le monde
2007: Le corps
2006: « Le doute est le sel de l’esprit. Sans la pointe du doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries (…). Croire est agréable. C’est une ivresse dont il faut se priver. Ou alors dites adieu à liberté, à justice, à paix ». Alain
2005: L’âge
2004: Le jeu
2003: Commentez cette citation de Isaac Newton : « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts ».
2002: Le droit a-t-il réponse à tout ?
2001: Le mensonge
2000: Le poison
1999: Y-a-t’il une place pour l’aventure dans les sociétés contemporaines ?
1998: Peut-on parler de dépérissement de l’État ?
1997: Descartes à écrit : « C’est proprement ne valoir rien que de n’être utile à personne ». Commentez.
1996: Le secret
1995: La fonction du procès dans les sociétés contemporaines
1994: Les sociétés avancées tendent-elles vers plus d’égalité ?
1993: Les modes
1992: La civilisation urbaine
1991: Rationnel et irrationnel dans le monde moderne
1990: Y a-t-il une vertu de l’oubli ?
1989: Art et liberté
1988: Les personnes âgées et la société
1987: Existe-t-il une identité européenne ?
1986: Le gigantisme dans le monde contemporain
1985: Les créateurs d’aujourd’hui
1984: La solidarité dans le monde contemporain
1983: Face au développement des techniques nouvelles de communication, l’écrit vous semble-t-il avoir encore un avenir ?
1982: La fête dans le monde contemporain
1982: Le droit à la différence dans les sociétés contemporaines
1981: Montaigne a écrit : « Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent les raisons de mes voyages que je sais bien ce que je fais, mais non pas ce que je cherche ». A la lumière, de cette pensée, quelles réflexions vous inspirent le phénomène du voyage dans le monde contemporain ?
1980: Les rapports de la liberté et de la morale dans le monde d’aujourd’hui
1979: La guerre dans le monde d’aujourd’hui
1978: L’art dans la cité
1977: Pourquoi être juge ?
1976: Le droit au bonheur
1975: L’enfant dans la société contemporaine


5 réflexions sur “Culture générale ENM – Dans la tête du correcteur

  1. Bonjour, très intéressant cet article, comme le blog en général pour ceux et celles qui préparent ce concours. Il n’y a donc pas d’auteurs, selon le sujet, qui seraient incontournables? Même parmi les 15 « chouchous » du jury? Je prépare le concours et mis à part F. Braudel je n’ais pas beaucoup (voir pas du tout) étudié ces 15 auteurs 🙂

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    1. Bonjour Frank et merci de tes compliments! A vrai dire, je ne pense pas qu’il y ait des auteurs absolument incontournables dans le traitement d’un sujet, à une seule exception près : si l’intitulé du sujet fait clairement référence à un ouvrage précis. Par exemple, si le sujet est « Vivons-nous dans une société du spectacle? », le jury attendra de voir au moins mentionné l’ouvrage de Guy Debord. Mais ce ne serait pas rédhibitoire non plus… En somme, les quinze chouchous, c’est surtout une banque de références « sûres » dans lesquelles on peut puiser, parce que le jury les connait et les apprécie. On peut très bien ne pas les utiliser et/ou en trouver de meilleures… Bonne (fin de) préparation à toi!

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  2. Bonjour cher/chère auteur(e) de ce site.
    D’abord merci de diffuser ces informations, petites pépites pour un non-juriste de mon engeance ! Issu d’une formation « sciences(pi)po » j’avoue avoir été très peu à mon aise en septembre, moment de ma non-glorieuse-et-néanmoins-entrée en scène dans le marathon monstreux de la prépa ENM.
    J’ai pourtant une petite question, à laquelle, je l’espère, tu auras le temps de répondre:
    Dans les deux articles relatifs à l’épreuve de culture générale, tu dresses deux profils un peu différents du correcteur-type. En effet tu parles d’un côté d’une catégorie un peu vieillissante qui ne supporte pas les allusions à des pratiques un peu nouvelles (Tv, séries etc) et dans le second article tu évoques une catégorie de magistrats peu rétifs à apprécier la mobilisation d’items nouveaux. C’est un peu contradictoire du coup, non? Ou peut-être n’ai-je pas compris ton propos!
    En tout cas je songeais à ce grand JLD dont tu tais le nom (j’en fais de même tu remarqueras) et je me rappelle l’´avoir entendu conseiller à des candidats d’oser l’usage de slogans publicitaires célèbres, mais ton humble lecteur te rejoindra sur le trop gros risque que cela représente(et il parle à la 3e personne, sans doute l’approche du concours entraîne le développement de pathologies type schizophrénie chez le non-juriste?) justement j’imagine davantage marie-cécile substitut qui n’a pas eu la TV à la maison et qui en remercie les cieux en guise de correcteur! Du coup je m’abstiendrai d’étaler toute ma culture publicitaire type « venez comme vous êtes » ou encore le classique « banque et populaire à la fois »… développer une scène de film ou les traits d’un personnage en revanche je pense que ça peut rassurer le correcteur sur la sincérité de la référence… je ne sais pas ce que tu en penses.

    J’achève ici ma logorrhée et te souhaite une excellente continuation!

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  3. Bonjour, un grand merci pour ton investissement dans ce blog et pour le temps et la pitié que tu accordes aux pauvres préparationnaires que nous sommes 🙂 . Je voudrais en savoir un peu plus si cela ne te dérange pas sur ta méthode de travail en culture générale. Comment as-tu constitué ta banque de références, exemples à citer pour les auteurs que tu n’as pas pu lire dans le texte ? Et as-tu travaillé en fonctionnant par thème ?

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